Retranché à la fin du camp du Canadien : Samuel Blais savait que la mission était ardue
Il a été surpris d'être réclamé au ballottage par les Maple Leafs

Dave Lévesque
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Samuel Blais est de retour au Centre Bell après être passé bien près de se tailler une place dans l’alignement du Canadien cet automne.
C’est cependant dans un maillot bleu et blanc des Maple Leafs de Toronto qu’il fait ce retour après avoir fait partie de la dernière vague de retranchements en octobre dernier.
«Au début du camp, je savais que ça allait être dur de percer, mais je trouvais quand même que j’avais eu un bon camp. C’est la business, j’ai été réclamé par Toronto et je suis content d’être avec eux.»
C’est finalement un autre Québécois, Joe Veleno, qui a mis la main sur la dernière place disponible dans l’effectif du Bleu-Blanc-Rouge. C’est d’ailleurs un peu dommage que la compétition ait opposé deux Québécois, eux qui sont si peu nombreux dans la LNH ces temps-ci.
«Joe est un très bon joueur de hockey, je le connais bien en dehors de la glace alors j’étais content pour lui, mais je n’avais aucune idée que les Leafs me réclameraient quand je me suis retrouvé au ballottage», a soutenu Blais.
Robustesse
Le joueur originaire de Montmagny avait été embauché pour l’élément de robustesse qu’il offre et qui fait encore à ce jour défaut à l’équipe.
«Quand ils sont venus me chercher, ils m’ont dit que c’était pour mon jeu physique parce qu’il en manquait un peu dans l’alignement. Je pense qu’au camp, j’avais montré que j’étais capable de jouer de ce côté-là de la game.»
«Je suis quand même content qu’ils m’aient offert un contrat de la Ligue nationale à un volet et je n’ai rien de mal à dire à propos de l’organisation et j’ai aimé mon temps ici même si ç’a été court.»
Visages connus
«Je suis content d’être à Toronto, j’ai quand même de belles opportunités cette année de montrer ce que je suis capable de faire et les matchs où j’ai joué, ç’a bien été», de dire Blais.
Il effectue un retour dans la formation contre le Canadien après avoir sauté son tour jeudi. Jusqu’à maintenant, il a disputé le tiers des 21 rencontres des Maple Leafs.
Il a au moins l’avantage de se retrouver dans un endroit où le personnel d’entraîneurs le connaît bien puisque Craig Berube l’a dirigé à chacune de ses six saisons chez les Blues de St. Louis.
«Ç’a aidé d’avoir du monde que je connaissais. Je connaissais les Québécois [Simon Benoît et Nicolas Roy], mais à part ça, je ne connaissais pas grand monde. L’entraîneur et les assistants sont les mêmes que j’ai eus à St. Louis, ç’a aidé la transition.»