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Retour des Nordiques: Michel Goulet aussi découragé que Peter Stastny

Michel Goulet se range bien malgré lui dans le camp des pessimistes en ce qui concerne le retour de moins en moins probable des Nordiques à Québec.
Michel Goulet se range bien malgré lui dans le camp des pessimistes en ce qui concerne le retour de moins en moins probable des Nordiques à Québec. DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2025-02-22T19:57:16Z

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De retour à Québec la semaine dernière au Tournoi pee-wee, Peter Stastny a fait réagir en affirmant qu’il se sentait comme un idiot d’avoir cru si fermement au retour des Nordiques. Voilà qu’un autre pilier de la trop brève épopée de l’équipe se sent exactement comme lui.

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« On pense un peu la même chose. Quand je regardais ça au départ, je voyais ça dans un horizon de cinq à dix ans, mais tabarouette... C’est tellement triste de savoir qu’on n’a pas de club encore », n’a pu que constater Michel Goulet à son tour, en marge d’une rencontre avec les partisans au Centre Vidéotron, samedi après-midi.

À la fin avril, le « Gou » aura 65 ans, soit le même âge que le vénérable tournoi auquel le natif de Péribonka n’aura jamais eu l’occasion de participer dans sa jeunesse.

L’ancien ailier gauche, qui remplissait les filets adverses à un rythme qui ferait saliver les Cole Caufield de nos jours, refuse tout de même d’abdiquer complètement. Même si sa foi devient plus que vacillante.

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« On peut en parler, mais ça ne changera rien tant que la Ligue nationale ne prendra pas de décision de ce côté-là. Chose certaine, ça serait le fun pour la ville de Québec », a-t-il réitéré.

Du bon hockey, mais...

Michel Goulet signe un chandail bien familier, orné de son célèbre numéro 16.
Michel Goulet signe un chandail bien familier, orné de son célèbre numéro 16. DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC

Goulet sait très bien que Québec n’est pas dépourvue de bon hockey. Le Tournoi international de hockey pee-wee n’est qu’un exemple parmi d’autres.

Il y a les Remparts qui, malgré l’inévitable baisse de régime temporaire suivant la conquête de la Coupe Memorial, séduisent toujours la ville.

Il y a eu les matchs préparatoires des Kings et l’automne prochain, ceux des Sénateurs face aux Canadiens et aux Devils.

Il y a eu la Victoire de Montréal, qui a rempli le Centre Vidéotron au bouchon il y a quelques semaines à peine.

Il aimerait toutefois que Québec soit considérée davantage par la LNH que pour la tenue de rencontres d’exhibition, sans signification.

«De revenir tout le temps vers des événements comme ça, c’est un peu plate pour la ville, mais en même temps, ça montre que les gens sont encore attachés au hockey professionnel », a-t-il mentionné.

« Il y a aussi de la politique derrière tout ça. Il y a bien des poches profondes dans la Ligue nationale auxquelles Gary Bettman doit répondre. Si ces gens-là ne veulent pas le faire, ils ne veulent pas le faire », a-t-il tranché.

Il fut un temps, jadis, où Peter Stastny et Michel Goulet étaient les meneurs dans le temple. Quand de tels monuments dans l’histoire du hockey à Québec ont le moral aussi bas par rapport au potentiel retour des Nordiques, c’est que la flamme ne tient plus à grand-chose.

Deuc immortels d'époques différentes, Michel Goulet et Joe Thornton, ont pris plaisir à faire connaissance.
Deuc immortels d'époques différentes, Michel Goulet et Joe Thornton, ont pris plaisir à faire connaissance. DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC

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