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Retour des Nordiques: «Je me sens maintenant comme un idiot»

Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2025-02-15T21:52:47Z

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Fervent croyant pendant longtemps du retour des Nordiques dans la LNH, Peter Stastny a perdu ses illusions après toutes les rebuffades reçues par la Vieille Capitale au cours de la dernière décennie.

«Personnellement, j’étais vraiment, vraiment optimiste et je me sens maintenant comme un idiot, a déclaré l’ancien capitaine des Bleus. Québec mérite une équipe de la LNH avec tout ce qu’elle a montré. Je comprends la réalité de balancer les deux conférences, mais on pourrait se rendre à 34 équipes. C’est très triste que Québec n’ait pas d’équipe.»

Photo DIDIER DEBUSSCHERE
Photo DIDIER DEBUSSCHERE

Présents à Québec depuis quelques jours à l’occasion du Tournoi international de hockey pee-wee, Peter et son frère Anton ont reçu un très bel accueil de la foule, samedi, lorsqu’ils ont effectué la mise au jeu protocolaire avant le match des petits Remparts.

«À chaque fois qu’on revient à Québec, c’est vraiment, vraiment spécial, a exprimé Peter. C’est notre deuxième chez-nous. J’ai passé les dix meilleures années de ma vie, les dix meilleures de ma carrière et c’est ici que j’ai fondé ma famille. C’est toujours très spécial de revenir.»

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«Il fait très froid dehors, mais cet accueil fait très chaud au cœur, de renchérir Anton. Ça fait 45 ans que nous sommes arrivés à Québec et je suis surpris que notre nom résonne encore. Ça fait vraiment plaisir.»

Des moments précieux auprès de Marian

Ces quelques journées passées à Québec ont permis à Peter et Anton de rendre visite à Marian, qui vit des moments difficiles depuis quelques années déjà en raison de la maladie.

«On souffre avec lui, a exprimé Anton, qui vit à Lausanne, en Suisse. C’est une souffrance commune. Je parle à Marian de deux à trois fois par semaine et j’ai été le voir jeudi et vendredi.»

«On doit apprécier chaque moment avec lui, de renchérir Peter, qui est de retour dans sa ville natale de Bratislava, en Slovaquie. On doit profiter de chaque jour, chaque semaine et chaque mois qu’il est parmi nous.»

Un souvenir mémorable

Si Peter dit suivre moins les activités de la LNH depuis la retraite de son fils Paul, la présentation de la Confrontation des 4 nations lui rappelle d’excellents souvenirs, dont un qui a eu une incidence importante dans sa décision d’opter pour Québec au moment de fuir la Tchécoslovaquie communiste en 1980.

«Ce tournoi me rappelle la Coupe Canada de 1976, a-t-il souligné. C’est à cette occasion que j’étais tombé en amour avec la Ville de Québec alors que nous avions perdu face à la Suède dans un match disputé au Colisée. C’était une journée extraordinaire de septembre. Cette belle journée a été l’une des raisons pour lesquelles on avait choisi Québec pour jouer dans la LNH.»

«Des beaux souvenirs à Québec, il y en a tellement eu que j’ai de la difficulté à en trouver un, de poursuivre Peter. Je me souviens toutefois de la réception des partisans qui étaient plus de 10 000 à l’aéroport à 4h du matin pour nous accueillir après qu’on ait éliminé le Canadien en 1985.».

Dans un septième match décisif, Peter avait procuré la victoire aux Nordiques en prolongation en déjouant Steve Penney.

Peter et Anton ont été attristés par le départ de Léger, qui a joué un rôle essentiel dans leur évasion du régime communiste en 1980 et qui est décédé l’été dernier à l’âge de 83 ans. Léger occupait le poste de directeur du personnel des Nordiques.

«Je me souviens de son cigare, a souligné Anton avec le sourire. Gilles nous a donné des ailes. Avec Gilles et Marcel, nous étions en famille. Son départ nous a touchés.»

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