Retour de Patrick Roy dans la LNH : cinq choses à savoir avant son premier match avec les Islanders


Kevin Dubé
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Patrick Roy effectuera son grand retour derrière un banc de la LNH, dimanche soir alors que sa nouvelle équipe, les Islanders de New York, recevront la visite des Stars de Dallas.
Voici cinq choses à savoir avant ce duel.
1. Un premier match en 2843 jours

La dernière fois que Roy s’est retrouvé derrière le banc d’une équipe de la LNH, en l’occurrence l’Avalanche du Colorado, c’était le 9 avril 2016. Roy et l’Avalanche s’étaient inclinés au compte de 5-3 face aux Ducks d’Anaheim, confirmant ainsi ce qu’ils savaient depuis un certain temps : ils ne participeraient pas aux séries. Après une réflexion de quelques mois, Roy avait remis sa démission en août suivant et il n’a jamais dirigé dans la meilleure ligue au monde depuis.
Si 2843 jours, ça ne vous dit rien, ça fait sept ans, neuf mois et 12 jours que Roy n’a pas dirigé dans la LNH.
2. Il pourra parler en français

Avec les Islanders, Roy dirigera au moins trois compatriotes québécois : les attaquants Jean-Gabriel Pageau et Julien Gauthier ainsi que le défenseur Samuel Bolduc. Si Gauthier et Bolduc n’ont pas joué contre Roy dans la LHJMQ, c’est différent pour Pageau. Il portait d’ailleurs l’uniforme des Olympiques de Gatineau, en 2011, lorsque ces derniers étaient parvenus à combler un déficit de 1-3 en demi-finale de la LHJMQ, pour finalement l’emporter en sept parties et accéder à la grande finale. À noter que Roy a affronté le défenseur Noah Dobson à quelques reprises, lors de son retour avec les Remparts en 2018-2019, alors que Dobson évoluait pour le Titan d’Acadie-Bathurst, puis les Huskies de Rouyn-Noranda avec qui il avait été échangé lors de la période des transactions.
3. Retrouvailles avec Semyon Varlamov

Patrick Roy ne sera pas complètement déstabilisé en entrant dans le vestiaire des Isles puisqu’il y aura au moins un visage familier : celui du gardien Semyon Varlamov, qu’il a dirigé avec l’Avalanche. Roy a toutefois assuré que, comme il l’a fait avec les Remparts, il ne se mêlerait pas outre mesure de tout ce qui entoure le travail des gardiens de but.
«Il y a une voix et c’est celle de notre entraineur des gardiens [Piero Greco], a-t-il mentionné samedi soir. En parlant avec Lou [Lamoriello], il est très satisfait de son travail. Ce que j’aime faire, parfois, c’est rappeler aux gardiens que ma carrière n’a pas toujours été un conte de fée, contrairement à ce que plusieurs pensent. J’ai eu des hauts et des bas et je peux peut-être les aider sur le plan mental, en leur expliquant ce que je faisais après une mauvaise soirée ou si j’étais sur une bonne séquence. »
4. Avec un patron qu’il a battu en 2001

Patrick Roy et le président et directeur général de l’équipe, Lou Lamoriello, n’ont jamais travaillé ensemble avant. Ils se sont toutefois affrontés à de nombreuses reprises, lorsque Roy était encore un joueur actif. D’ailleurs, en 2001, l’Avalanche de Roy avait défait les Devils du New Jersey du directeur général Lamoriello, en finale de la coupe Stanley.
«Quand on s’est parlé, il n’y avait qu’un seul sujet qu’on n’avait pas le droit d’aborder et c’était la finale de 2001», a lancé Roy avant de s’empresser de dire qu’il s’agissait d’une blague.
Ce à quoi Lamoriello a répondu : «Ce n’est pas une blague!»
5. Une équipe en pleine course aux series

Les Islanders ont décidé de congédier leur entraineur-chef Lane Lambert, samedi, alors que l’équipe traverse une période difficile, n’ayant remporté que deux de leurs dix dernières parties. Néanmoins, Roy prend les rênes d’une équipe qui n’est qu’à deux points d’une place en séries. Les Islanders occupent le 11e rang dans l’Est avec 49 points de classement en 45 parties, mais ne sont qu’à deux points de la deuxième position d’équipe repêchée, menant aux séries, présentement détenue par les Red Wings de Detroit (51 points en 45 matchs).
«Je regarde où on se situe et, à partir de maintenant, chaque match est un match de séries parce que tous les points seront importants. On ne pourra plus approcher les matchs comme si on était en saison régulière. On est en séries et c’est avec cette mentalité que je veux qu’on joue.»