Restaurants bondés, chandails hors de prix, dépenses incontrôlées : l’effet caché des séries du Canadien
Georges Pothier
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La fièvre des séries du Canadiens de Montréal ne fait pas que vibrer les partisans : elle fait aussi exploser les dépenses partout au Québec.
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Chaque printemps où le Tricolore participe aux séries éliminatoires, c’est tout un élan collectif qui s’empare de la province. Restaurants bondés, chandails vendus à la chaîne, ambiance électrisante : au-delà du sport, c’est une véritable machine économique qui s’active.
Une explosion des dépenses
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : lors des séries, les dépenses dans les restaurants et bars grimpent en flèche. À Montréal, elles ont déjà bondi de plus de 40 % lors de certains matchs, et peuvent même atteindre des sommets impressionnants lorsque l’équipe progresse loin dans le tournoi.
Autour du Centre Bell, l’impact est encore plus marqué. Lors du parcours jusqu’en finale en 2021, les dépenses ont augmenté de près de 200 % les soirs de match. Une preuve claire que l’engouement dépasse largement la patinoire.
Le Tricolore, une machine à revenus
Pour l’organisation, chaque match à domicile en séries représente une mine d’or. On parle de 4 à 6 millions de dollars supplémentaires par rencontre, comparativement à la saison régulière.
À cela s’ajoutent les revenus liés à la nourriture, à l’alcool, au stationnement et aux produits dérivés. L’engouement est tel que certains lancements battent des records : récemment, des chandails ont généré des ventes de 250 000 $ en une seule journée.
Un effet domino dans toute la province
La frénésie ne s’arrête pas à Montréal. À Québec, certains restaurateurs voient leurs réservations quadrupler lors des matchs. Des établissements doivent même refuser des clients tellement la demande est forte.
Partout, le même scénario se répète : les partisans veulent vivre l’expérience ensemble, quitte à dépenser davantage pour partager ces moments.
Un phénomène unique au Québec
Comparativement à d’autres villes canadiennes, Montréal se démarque largement. Ailleurs au pays, les hausses de dépenses existent... mais restent modestes.
Ici, le hockey est bien plus qu’un sport : c’est une véritable culture. Chansons, rassemblements, traditions... même des lieux inattendus comme des églises se transforment en espaces de diffusion pour les matchs.
Plus qu’un sport, un phénomène social
Certains experts estiment que ces dépenses ne sont pas toujours un gain net pour l’économie, puisqu’elles auraient pu être faites ailleurs. Mais une chose est claire : l’émotion collective pousse à consommer davantage.
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