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Résidente de Québec: survivre à la COVID et au cancer à 83 ans

Mme Maude Côté devant la fenêtre de sa chambre du Manoir St-Amand, à Québec, en mai 2020, confinement oblige.
Mme Maude Côté devant la fenêtre de sa chambre du Manoir St-Amand, à Québec, en mai 2020, confinement oblige. Photo courtoisie
Photo portrait de Martin Lavoie

Martin Lavoie

2021-02-11T22:24:15Z

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Alors qu’elle combattait déjà le cancer, une dame de 83 ans de Québec a été frappée de plein fouet par le coronavirus, qui n’est cependant pas parvenu à affecter son moral d’acier.

Mme Maude Côté est aux prises avec une leucémie de type myéloïde chronique depuis une vingtaine d’années. Ce cancer prend son origine dans les cellules souches du sang.

Les médicaments qu’elle prend pour soigner sa maladie l’ont laissée avec une capacité pulmonaire amoindrie, souligne son fils Vincent Marcotte.

À partir de Noël 2019, les hospitalisations se sont succédé en raison de pneumonies à répétition. Rien de rassurant alors que le coronavirus pointait son nez.

Mme Côté au parc Marie-Victorin à Kingsey Falls, en août 2019.
Mme Côté au parc Marie-Victorin à Kingsey Falls, en août 2019. Photo courtoisie

En novembre, la résidente du Manoir St-Amand, à Québec, a contracté la COVID-19. Non seulement elle n’en connaît pas la source, mais le mal l’a atteint de manière foudroyante.

«Je ne me rappelle plus de rien. Ça s’est fait tellement vite. Ils sont venus me chercher pour m’amener à l’hôpital et j’ai perdu la carte», rappelle la dame originaire du Lac-Saint-Jean.

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Rétablissement

«J’ai été hospitalisé un bon mois. Je n’ai pas perdu l’odorat ni le goût. Mais je suis devenue faible, ce n’est pas disable. Ça revient, mais c’est long», ajoute la dame toujours vive d’esprit.

Après avoir repris ses sens à la suite de son séjour aux soins intensifs de l’Hôpital de l’Enfant-Jésus, elle prend la mesure de ce qui lui est arrivé.

«Une cardiologue m’a dit que j’avais failli mourir. Ça donne un choc», se souvient Mme Côté.

Elle a ensuite passé 14 jours à l’hôtel Le Concorde. «J’ai eu des bons soins aux deux endroits», précise-t-elle.

Mme Côté dans les années 1970.
Mme Côté dans les années 1970. Photo courtoisie

La famille

Mme Côté estime que c’est en pensant à ses quatre enfants, ses deux petits-enfants et ses deux arrière-petits-enfants qu’elle a trouvé la force et la motivation de guérir. Elle trouve difficile de ne plus pouvoir passer du temps avec eux.

«On mangeait souvent ensemble. Mes enfants étaient toujours ici», indique celle qui ne faisait à l’évidence pas partie de ces 80% d’aînés qui ne reçoivent jamais de visite dans leur résidence.

«On se téléphone, c’est tout ce qu’on peut faire. Quand je vais les revoir, je vais les serrer dans mes bras et leur dire que je les aime. De toute façon, ils le savent.»

Confinée de manière préventive dans sa chambre, Mme Côté trouve à s’occuper. «Je tricote, je lis, je fais des mots croisés, toutes sortes de choses. Il faut garder le moral.»

Une combattante

Et pour le moral, elle en a à revendre. «Ça faisait cinq ans que mon mari était décédé du cancer de l’intestin lorsqu’on m’a annoncé que j’avais la leucémie. Chaque soir en me couchant, je me disais "ma maudite, tu ne m’auras pas". Je ne sais pas si elle m’a compris, mais en tout cas, je suis encore là. Il ne faut pas lâcher», rigole-t-elle.

«Nous sommes impressionnés par sa résilience et sa volonté de vivre. Elle est un modèle de force tranquille et de courage», lance son fils, Vincent Marcotte, soulignant au passage «l’excellent boulot» du personnel du Manoir St-Amand.

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