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Réseaux sociaux: la suppression des comptes anonymes est une «opération hasardeuse», selon Éric Duhaime

Photo Agence QMI, Marcel Tremblay
2022-09-07T16:17:04Z
2022-09-07T20:43:38Z

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QUÉBEC | Contrairement à François Legault, Éric Duhaime s’oppose à l’interdiction des comptes anonymes, malgré la prolifération de menaces et d’insultes sur les réseaux sociaux.

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«C’est sûr qu’au nombre de trolls que j’ai, ce serait une bonne chose, ça ferait le ménage de mes pages», a lancé à la blague le chef conservateur, en réponse à la question du Journal.

«Je suis quelqu’un qui a toujours défendu la liberté d’expression, même que sur ma page Facebook et mon compte Twitter, je n’efface pas les commentaires injurieux ou diffamatoires. Je crois à la liberté d’expression. Je crois que c’est le prix à payer quand on est une personnalité publique», a-t-il immédiatement rectifié.

  • Écoutez l'entrevue avec Éric Duhaime à l’émission de Benoit Dutrizac diffusée chaque jour en direct 12h03 via QUB radio: 

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Éric Duhaime considère que le projet de supprimer les comptes anonymes sur les divers réseaux sociaux part d’une «bonne intention», mais qu’elle pourrait avoir des effets pervers.

«Qui va décider que c’est de la censure ou que ce n’en est pas? s’est-il questionné. Quel genre de contrôle vont avoir [les géants du web], quel genre de données on va leur fournir? Est-ce que les Twitter et les Facebook de ce monde vont embarquer là-dedans, ou vont-ils se dire que leur marché n’est pas juste au Québec?»

Le chef conservateur s’est néanmoins défendu d’être contre toute forme de limite en la matière, soulignant qu’il y a déjà «un encadrement législatif et une autorégulation des entreprises du web». Il a également invité les personnes qui se sentent menacées à dénoncer.

Le 1er septembre dernier, le premier ministre s’était pour sa part dit ouvert à l’idée d’interdire les faux comptes sur les réseaux sociaux, mais en reconnaissant que cela n’est pas chose simple.

«Il ne faut pas exclure ça. C’est un problème qui n’est pas unique au Québec. Il faut voir... Ce n’est pas simple de réglementer entre autres les médias sociaux, parce que souvent, ça commence là», avait-il déclaré.

De son côté, la cheffe libérale estime que toutes les avenues doivent être étudiée afin de protéger les élus, incluant une légifération.  

«On doit regarder toutes les avenues pour essayer de réduire l’intimidation et la violence. Ça pourrait passer par une loi. Toutes les avenues possibles pour limiter ce qu’on vit présentement», a déclaré Dominique Anglade. 

– Avec la collaboration de Marc-André Gagnon et Nicolas Lachance

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