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Reprise timide des vacances à l’étranger

Un employé d’hôtel portait un masque sur une plage de Punta Cana, en République dominicaine, le 4 décembre 2020.
Un employé d’hôtel portait un masque sur une plage de Punta Cana, en République dominicaine, le 4 décembre 2020. Photo AFP

Dominique Lelièvre | Journal de Québec

2022-02-17T03:34:39Z
2022-02-17T10:41:37Z

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Les assouplissements destinés aux voyageurs annoncés cette semaine par Ottawa ne vont pas assez loin pour plusieurs Québécois qui hésitent encore à partir en vacances à l’étranger, même si ce n’est pas l’envie qui manque.

« Il y a un désir [de voyager] qui revient, et, oui, le volume d’appels a augmenté, mais je vous dirais que le désir se refroidit un petit peu quand on dit aux gens qu’ils sont encore obligés de passer un test à destination », constate Nicole St-Hilaire, propriétaire de Club Voyages Beauport et de Voyages Nicole St-Hilaire dans la région de Québec.

À partir du 28 février, les voyageurs entièrement vaccinés pourront se contenter de réaliser un test antigénique (rapide) avant de revenir au pays, alors qu’ils étaient jusqu’alors tenus de faire un test PCR. Même si cette solution s’avère plus rapide et moins chère, elle ne répond pas à l’une des principales craintes des voyageurs, soit de recevoir un résultat positif et de devoir prolonger leur séjour pour s’isoler.

Une nuance que plusieurs clients n’avaient pas nécessairement saisie et qui a forcé plusieurs agences à faire de la pédagogie dans les dernières heures.

« Poudre aux yeux »

« L’annonce d’hier [mardi], c’est de la poudre aux yeux au bout du compte », affirme Moscou Côté, président de l’Association des agents de voyages du Québec, qui voit malgré tout de « bonnes nouvelles » dans les autres assouplissements présentés.

Rappelons que les voyageurs vaccinés n’auront plus à s’isoler en attendant leur résultat s’ils font l’objet d’un dépistage aléatoire à l’aéroport et que les enfants de moins de 12 ans n’auront plus à se soumettre à une quarantaine.

Malgré tout, l’envie de voyager est manifeste. Les ventes de forfaits étaient d’ailleurs à la hausse avant même que le fédéral ne fasse ses annonces, selon Manon Doucet, propriétaire de Club Voyages Solerama à Saint-Eustache.

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