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Représentant du Canadien pour le Bill-Masterton: Josh Anderson a choisi de se retrousser les manches

Photo Martin Chevalier
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2025-04-09T12:00:00Z

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La saison 2023-2024 aurait pu signifier le début de la fin pour Josh Anderson. À 29 ans, l’Ontarien a traversé le pire creux de vague de sa carrière. Un hiver d’à peine neuf buts, ponctué d’une léthargie de 24 rencontres et d’une séquence d’un seul but en 32 matchs.

Après une pareille campagne et une troisième exclusion de suite des séries éliminatoires, il aurait été facile de baisser les bras. Anderson a plutôt choisi de se retrousser les manches.

Ce qui lui vaut aujourd’hui d’être le représentant du Canadien pour l’obtention du trophée Bill-Masterton. Remis par l’Association professionnelle des journalistes de la presse écrite (PHWA), ce prix récompense annuellement le joueur ayant affiché le plus de persévérance et d’esprit d’équipe.

Photo Martin Chevalier
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«Je me suis toujours dit que je ne voudrais pas avoir de regret à la fin de ma carrière. Donc, j’ai choisi de tourner la page sur cette saison et d’aller de l’avant», a indiqué Anderson.

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Le dire est une chose. Mais, il faut y mettre les efforts. C’est exactement ce que le colosse du Tricolore s’est assuré de faire au cours de l’été.

«J’ai regardé beaucoup de vidéos pour tenter de comprendre pourquoi j’avais connu des difficultés, a-t-il raconté. Je me suis rendu compte que je jouais relativement bien, que mon seul problème, c’était que j’étais incapable de mettre la rondelle dans le filet.»

Un bon timing

Anderson n’était donc pas une cause perdue. Il fallait simplement garder le moral et, peut-être, apprivoiser un nouveau rôle. C’est ce que Martin St-Louis lui a attribué en le soustrayant de l’attaque massive pour le placer sur la deuxième unité d’infériorité numérique.

«Ça m’a donné confiance, a reconnu Anderson. C’est une grosse responsabilité parce que ça peut changer l’allure d’un match.»

«J’adore ce rôle parce qu’en ayant le mandat de museler les meilleurs attaquants adverses, ça me permet d’obtenir du temps de jeu très significatif», a-t-il ajouté.

Un jeune Josh Anderson de 22 ou 24 ans aurait possiblement éprouvé plus de difficultés à passer à travers ce type d’épreuve. La proposition de son entraîneur de modifier quelque peu son rôle aurait également peut-être passé de travers.

Disons qu’à 30 ans, le niveau de maturité et l’expérience de vie sont suffisamment développés pour s’ajuster plus facilement et rouler avec les coups.

«Je ne sais pas comment j’aurais réagi plus jeune. Je n’avais encore jamais eu de difficulté à produire. Je suis content de l’avoir fait [réussir à surmonter cette épreuve] parce que, si ça se reproduit encore, je saurai comment l’aborder.»

«D’ailleurs, je suis heureux que ce soit arrivé l’an passé, alors qu’on n’était pas dans la course, plutôt que cette année», a-t-il poursuivi.

Foncer, malgré les bobos

Parlant de l’actuelle campagne, Anderson est revenu à des statistiques plus près de ses standards (25 points, dont 14 buts). Une récolte amassée en dépit du fait qu’il a raté une multitude d’entraînements pour subir des traitements.

«Il y a des joueurs qui jouent en dépit de bobos. Quand tu es dans la course aussi longtemps, tu veux en faire partie le plus possible, a-t-il souligné. Je veux faire tout ce que je peux pour aider l’équipe. Tu ne sais jamais quand ce type d’occasions va se représenter.»

C’est encore plus vrai à mesure que les années passent. Surtout après trois saisons de vaches maigres.

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