Report de l’épreuve de sauts aux Jeux olympiques: «C’est frustrant un peu, mais je comprends la décision»


Richard Boutin
Partager
LIVIGNO, Italie | Marion Thénault devra patienter avant son entrée en scène pour ses deuxièmes Jeux olympiques.
De fortes chutes de neige ont repoussé les qualifications féminines, mais les athlètes auraient pu s’élancer vers 14h30. Un règlement de la Fédération internationale de ski (FIS) a toutefois freiné les chances que les qualifications se déroulent comme prévu.
«C’est frustrant un peu parce que nous avons eu une bonne séance d’entraînement, mais je comprends la situation, a indiqué l’entraîneur-chef de l’équipe canadienne, Jeff Bean. En raison des blessures qui ont eu lieu jusqu’ici aux Jeux, je comprends la décision.»

Le règlement en question stipule qu’un hélicoptère doit être présent sur le site de compétition dans l’éventualité qu’un athlète subisse une blessure sérieuse et qu’il doive être évacué.
Puisque la visibilité n’était pas optimale, aucun hélicoptère n’était autorisé à voler. Les transports terrestres sont également problématiques. «Je ne connaissais pas ce règlement, a précisé Bean. Ce fut une longue journée. À un moment donné, il faut prendre des décisions difficiles. Je comprends qu’il y a parfois une plus grosse machine que seulement les 25 athlètes.»
Est-ce que ce report bouleverse les plans? «Pas tant, a affirmé Bean. Nous sommes un sport d’hiver et ce n’est pas la première fois qu’une telle situation arrive et qu’on doive bouger. On s’entraîne pour ça.»
Le soleil s’est pointé au moment de notre entretien avec Bean, qui cherchait ses lunettes de soleil.
Situation similaire à Pékin
La journée sera longue pour les femmes alors que les qualifications et les finales auront lieu la même journée, comme c’est le cas en Coupe du monde. «La seule affaire, c’est que ça va être une longue journée pour les filles demain. On devra préparer tous les petits détails pour que Marion puisse se reposer et prendre cinq minutes pour relaxer. Elle a de l’expérience parce que malheureusement la même chose est arrivée à Pékin en 2022. Moi et Rémi [Bélanger], on a un peu d’expérience et il faudra trouver un temps pour que Marion puisse dormir.»
Les hommes, eux, seront en action jeudi dans le même format que celui des femmes. «Dans mon meilleur français, ils annoncent encore de la marde pour jeudi, a imagé Bean avec le sourire, mais la journée de vendredi est ouverte parce que nous avions une pause d’un jour avant la compétition mixte par équipe de samedi. Les meilleures décisions seront prises pour assurer la qualité de la compétition et la sécurité des athlètes. J’aime beaucoup que la FIS prenne les deux aspects en considération. C’est très important.»
L’entraînement de lundi a aussi été annulé en raison de la faible visibilité et des chutes de neige. «Dans le cas de Marion, ça ne change rien parce qu’elle devait avoir congé. J’ai eu une bonne petite journée d’entraînement, mardi, avec trois sauts. Marion a réussi son plus gros saut [triple périlleux avec trois vrilles].»
À quoi peut-on s’attendre des qualifications alors que les six meilleures accéderont directement à la première finale? «Le plan avec Marion, c’est de faire des triples en qualifications et en finale, a-t-il indiqué, évidemment si la température le permet. Il y avait sept filles sur le triple à l’entraînement et je pense qu’elles vont rester là. Les filles sont en forme et elles se préparent pour ce moment.»
Les qualifications débuteront à 4 h et la finale 1 à 7 h.