Repêchage LNH: voici comment la science pourrait permettre à Maxim Massé d’exploser la saison prochaine

Kevin Dubé
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BUFFALO | Maxim Massé a connu une saison de repêchage en demi-teinte et il lui reste des choses à travailler s’il désire un jour jouer dans la LNH. Une partie de ce travail pourrait d’ailleurs être accompli à l’aide de la science.
Considéré comme un espoir de premier tour en début de saison, il pourrait maintenant glisser en début de deuxième ronde. Après une première saison de 62 points en 65 matchs en 2023, il en a inscrit 75 en 67 parties la saison dernière.
La principale critique qu’ont les formations de la LNH à son endroit: son coup de patin.
«Les équipes le savent et je le sais aussi. On a un plan pour ça et on a passé plein de tests. Les équipes m’en ont parlé et j’essaie de les rassurer en leur expliquant comment je compte travailler là-dessus.»

Des problèmes nasaux
La plupart du temps, il s’agit soit d’un problème de technique et de mécanique ou d’un manque de maturité physique. C’est notamment le cas de Massé, mais on y reviendra.
Parce qu’un autre aspect pourrait expliquer, en partie, cette lacune.
Depuis un certain temps, Massé remarquait une baisse soudaine de son énergie sur la patinoire après une trentaine de secondes. Comme si son souffle devenait anormalement difficile à trouver.
À un point où certaines équipes ont même commencé à se demander s’il n’était pas un peu paresseux, en fins de présence.
Dans son entourage, on savait qu’il ne s’agissait pas d’un manque de volonté ni d’un manque de condition physique puisque ses résultats au fameux test du VO2 Max ont toujours été parmi les meilleurs.
À son retour du Championnat mondial des moins de 18 ans, à la fin du mois de mai, son agent de la firme CAA, André Ruel, l’a mis en contact avec un spécialiste, le Dr Ronald Olivenstein, qui est chercheur au Programme de recherche translationnelle sur les maladies respiratoires de l’Université McGill.
Après analyse, aucun problème pulmonaire ni d’asthme n’a été découvert.
L’hypothèse la plus logique jusqu’ici: une obstruction laryngée induite à l’effort (EILO), caractérisée par une réduction ou fermeture temporaire du larynx lors d’un effort physique. Pour vulgariser, il manque d’air rapidement en raison d’une obstruction du larynx. Dans le cas de Massé, ça survenait davantage lors d’exercices pratiqués au froid, comme au hockey.
Des traitements approfondis pour confirmer qu’il s’agit bel et bien d’une EILO devront être faits et, si ça devait être confirmé, quelques pistes de traitement ont été suggérées, dont l’utilisation d’un vaporisateur nasal aidant à libérer les parois nasales.
«Ça pourrait tout changer», estime son agent, André Ruel, qui s’est assuré d’inclure ces résultats médicaux dans le dossier de Massé à Buffalo, afin qu’ils soient rendus disponibles aux équipes de la LNH.
Une mécanique à travailler
Pour l’aspect technique, le clan Massé a fait appel aux spécialistes de SciencePerfo, une entreprise de Québec qui aide les athlètes à développer de bonnes méthodes d'entrainement en mettant la science à l'avant-plan .
«On est ressorti avec beaucoup de matériel, a mentionné l’attaquant des Saguenéens. J’ai une vidéo de 20 minutes. Parmi ce qui est ressorti: quand je fais ma poussée, je lève mon patin trop haut en le ramenant vers mon corps, ce qui fait que je perds des secondes avant que ma lame ne touche la glace. C’est là que je perds beaucoup de vitesse.»