Tous les résultats
Publicité

Repêchage LNH: les équipes ont-elles vraiment le luxe de bouder Cole Eiserman?

Photo fournie par Rena Laverty / USNTDP
Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2024-06-10T23:00:00Z

Partager

BUFFALO | Malgré toutes les critiques à son endroit, l’attaquant Cole Eiserman continue d’intéresser les formations de la LNH, dont le Canadien, qui se posent toutes la même question, à moins de trois semaines du repêchage : peut-on se permettre d’ignorer le meilleur buteur de l’histoire du programme de développement américain? 

Eiserman a même soupé avec le Tricolore, la semaine dernière, à Buffalo, selon Radio-Canada Sports. Certes, il faut en prendre et en laisser avec ces fameux soupers, mais cela confirme quand même un certain intérêt de la part du CH qui, il faut le rappeler, possède présentement le cinquième choix au total.

L’attaquant américain a dû essuyer son lot de critiques, durant la saison. Certains recruteurs sont ressortis des matchs impliquant Eiserman avec le sentiment qu’il était un joueur individualiste, qui n’a que faire de son jeu défensif. On lui reproche de n’avoir que très peu d’impact dans un match, lorsqu’il ne marque pas de buts.

Le problème, c’est que des buts, il en marque à la tonne.

Cette saison, il a même battu le record de Cole Caufield pour le plus de buts marqués avec le programme national de développement américain: 127 en deux saisons, dont 58 en 2023-2024.

Publicité

Des éloges

À Buffalo, au camp d’évaluation de la LNH, la semaine dernière, il était fascinant de remarquer la différence entre les commentaires des coéquipiers d’Eiserman et même de l’attaquant lui-même, et de les comparer avec les critiques à son endroit.

«Les critiques à son endroit ne sont pas justifiées, a jugé le coéquipier d’Eiserman la saison dernière, Cole Hutson, lors d’un entretien avec Le Journal la semaine dernière à Buffalo. Il est reconnu pour être un franc-tireur et c’est ce que j’aime de lui. Si tu le places avec un bon fabricant de jeu, ils va marquer beaucoup de buts dans la LNH», a assuré le frère de Lane Hutson.

Évidemment, il aurait été surprenant d’entendre les coéquipiers d’Eiserman y aller de commentaires négatifs à son sujet. Mais leurs paroles exposent tout de même l’important dilemme auquel devront faire face les équipes de la LNH: qui a le luxe d’ignorer le meilleur buteur de l’histoire du programme national américain?

À Buffalo, Eiserman a rencontré 22 des 32 formations du circuit Bettman. Chaque fois, il a été questionné, et parfois mis au défi, sur ses lacunes.

«Les équipes me posent des questions et certaines ont été plus dures avec moi. Ils veulent savoir comment je réagis. J’essaie de demeurer respectueux et d’offrir des réponses qui sont alignées avec ce que je crois vraiment.»

Et ce qu’il croit vraiment, c’est qu’il n’est pas aussi médiocre dans certaines facettes du jeu qu’on peut le laisser croire.

«J’ai l’impression de bien faire ce qu’on me reproche», ose-t-il même répondre.

Victime du système de jeu?

En discutant avec des recruteurs qui étaient présents au camp d’évaluation à Buffalo, et qui ont rencontré Eiserman, ce dernier a tenté d’expliquer que les stratégies offensives de l’équipe nationale des moins de 18 ans américaine étaient presque toutes dessinées en fonction de permettre à l’ailier d’utiliser son tir.

C’est pourquoi, estime-t-il, il a pu paraître individualiste à l’occasion.

«Je pense qu’il a peut-être été trop analysé cette année, a noté un recruteur à qui nous avons parlé dans les derniers jours. Je pense que ce n’était pas juste pour le jeune qu’on le place dans la même catégorie que Macklin Celebrini en début de saison. C’est un gars qui aime marquer des buts et qui ne mesure pas 5 pi 7 po comme Cole Caufield. S’il devient un marqueur de 30 buts à chaque année dans la LNH, je pense que l’équipe qui va le repêcher va le prendre.»

Publicité
Publicité