Repêchage de la LNH: pas question pour l’entraîneur de conseiller les recruteurs


Benoît Rioux
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Martin St-Louis tient possiblement un discours semblable quant à l’identité du prochain choix qu’effectuera le Canadien, vendredi, avec la cinquième sélection au total. Or, André Tourigny, son homologue en Utah, a souvent le don de vulgariser les choses: pas question pour lui, à titre d’entraîneur-chef, de se mêler du travail des recruteurs.
«Je suis zéro impliqué, au même titre que les recruteurs ne sont pas impliqués dans la manière qu’on joue en supériorité numérique, a exposé Tourigny, rencontré récemment par Le Journal. Je ne les ai pas vus jouer ces gars-là. Si on commence à me nommer des noms, je ne sais même pas s’ils sont droitiers ou gauchers.»

«Je connais [Macklin] Celebrini, mais on ne repêche pas premier donc, on ne l’aura pas. C’est réglé et c’est la fin de la discussion pour moi, a poursuivi Tourigny, dont l’équipe aura plutôt le sixième choix, tout juste derrière le Canadien. On a 82 matchs à diriger par saison en plus des entraînements. Je ne ferai pas croire à personne que j’ai regardé jouer Demidov deux ou trois fois. Je ne l’ai pas vu une fois. Je sais où il est dans les listes, mais c’est tout.»
Savoir comparer
Tourigny, 50 ans, fait pleinement confiance aux gens en place, dont le directeur du recrutement amateur, Darryl Pandlowski.
«Nos recruteurs voient entre 200 et 300 matchs par année, a expliqué Tourigny. Ils connaissent les joueurs et peuvent les comparer. Si moi, j’arrivais et je disais que j’ai vu jouer un tel trois fois et que je commençais à donner mon opinion, je me ferais dire, avec raison, que je n’ai pas vu jouer les autres.»
Encore une fois, on peut imaginer que St-Louis est dans la même situation. Ce n’est pas lui qui décidera de l’identité du joueur choisi au cinquième échelon. Pas plus que Tourigny au droit de parole suivant.
«Je ne pense pas nécessairement que ce serait une bonne chose que notre choix de première ronde soit déjà prêt pour la Ligue nationale, a néanmoins laissé tomber Tourigny. Je crois au développement et c’est chaque chose en son temps. La LNH demeure la meilleure ligue au monde et je ne pense pas qu’on devrait précipiter les choses.»
Optimisme en Utah
À propos du récent déménagement des Coyotes en Utah, Tourigny se montre enthousiaste pour la suite des choses.
«L’organisation fait un travail extraordinaire pour nous faire sentir les bienvenus, a assuré l’entraîneur-chef. La première chose que [le propriétaire] Ryan Smith a dite quand il a parlé à l’équipe, c’est qu’il a acheté les êtres humains dans l’équipe. Il n’y a pas une machine à patins, pas une paire de culottes, pas un chandail qui était inclus dans la vente... J’ai trouvé ça extraordinaire. Nous nous sommes tous sentis importants.»