Tous les résultats
Publicité

Réorganisation majeure chez Groupe Verdun: racheter pour mieux survivre

Le fabricant de portes et de fenêtres a procédé au rachat de plusieurs partenaires affiliés

Groupe Verdun a décidé de mettre fin à sa division cuisine pour se concentrer sur les portes et les fenêtres.
Groupe Verdun a décidé de mettre fin à sa division cuisine pour se concentrer sur les portes et les fenêtres. Photo Pierre-Paul Poulin
Photo portrait de Mathieu Boulay

Mathieu Boulay

2024-04-26T04:00:00Z

Partager

Un fabricant québécois de portes et de fenêtres a pris le taureau par les cornes en rachetant ses partenaires affiliés alors qu’il était à la croisée des chemins il y a quelques années.

Dans l’objectif de recentrer sa vision d’entreprise, Portes et fenêtres Verdun et Cuisines Verdun ont racheté leurs partenaires sur l’île de Montréal, la Rive-Nord et la Rive-Sud. Du même coup, Alain Pion et ses enfants Philippe et Catherine sont ainsi devenus propriétaires des succursales et des unités d’affaires.

«On voulait tous les racheter afin d’uniformiser nos concepts, affirme Alain Pion. C’était rendu compliqué.

«On a fait du surplace pendant 10 ans. Nous étions dépendants de chaque franchisé. Au lieu de grossir et de se solidifier, tout le monde était chacun de son côté et faisait sa petite affaire.»

Il savait qu’il devait remettre son entreprise au goût du jour et que les méthodes du passé devaient être changées pour obtenir une plus grande efficacité.

«C’est difficile pour une entreprise indépendante d’avoir tous les services. On avait 10 directeurs des ressources humaines et 10 directeurs qui géraient des lumières brûlées ou du déneigement. Ce n’était plus un modèle qu’on pouvait continuer à rouler.

«On voulait arriver à un niveau de gestion beaucoup plus simple et à un niveau supérieur.»

Publicité

«Avec l’acquisition des magasins, on a décidé de faire quelque chose que plusieurs n’osent pas faire, mais qui savent ce qu’il y a à l’horizon», ajoute le directeur général Pierre-Olivier Migneault. 

Au cours du processus, Groupe Verdun n’a pas hésité à prendre des décisions difficiles comme de fermer la succursale de Pointe-aux-Trembles après son rachat.

«Ce n’était pas une question de rentabilité, confirme Alain Pion. C’était simplement moins évident à gérer. On ne voulait pas nous éparpiller et en avoir trop.»

Investir ou vendre

Le PDG de Groupe Verdun était bien conscient que son entreprise était arrivée à la croisée des chemins il y a quelques années. Il n’a pas eu le choix de prendre des décisions pour redonner un second souffle à la compagnie fondée par son père en 1967.

«On a décidé de réinvestir et de se mettre à jour avec la création d’un processus et d’une structure, mentionne celui qui est diplômé en électronique. Je n’ai pas pensé de vendre pour arrêter de travailler. Ce n’était pas mon objectif.

«Chaque matin, il faut se lever et faire quelque chose.» 

L’argent n’est pas tout

Lorsqu’on discute avec Alain Pion, on se rend compte qu’il n’est pas un chef d’entreprise ordinaire. Il est rarement question de profits ou de déficit dans ses propos.

«Je suis devenu entrepreneur par la force des choses. Je ne suis pas matérialiste. L’argent, je n’en ai jamais manqué. J’ai été super chanceux.

«Mon père me disait souvent qu’on en avait assez et qu’on n’en manquait pas. On aurait pu en faire plus. La troisième génération s’en vient avec mes enfants et je veux leur remettre une compagnie structurée et en bonne posture.»

Il n’a pas des idées de grandeur pour l’avenir de sa compagnie.

«On ne veut pas être gros, mais nous voulons être les meilleurs. Dans les portes et fenêtres, il y a beaucoup de place à l’amélioration. 

Groupe Verdun en quelques chiffres

  • Fondée en 1967 par Michel Pion
  • Chiffre d’affaires de 50 millions $
  • Succursale : 10 dans le Grand Montréal
  • 400 employés
Vous avez un scoop à nous transmettre?

Vous avez des informations à nous communiquer à propos de cette histoire?

Écrivez-nous à l'adresse ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.

Publicité
Publicité