Rénovations du Stade olympique: pas le choix de tout rénover de fond en comble
La logique dicte que les installations du stade soient mises au goût du jour dans leur entièreté.

Marc de Foy
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Le dossier des rénovations du Stade olympique vient de s’inviter dans la campagne électorale provinciale. Nos politiciens et politiciennes ne vont pas aimer se prononcer sur cette patate chaude. Mais ils devront prendre position et il n’y en a qu’une seule.
Maintenant que les travaux de remplacement du toit et de l’anneau technique battent leur plein, la logique dicte que les installations du stade soient mises au goût du jour dans leur entièreté.
La question est urgente pour le CF Montréal. À l’automne 2027, la Major Soccer League (MLS) deviendra un circuit hivernal, comme toutes les autres ligues de la planète.
Le stade Saputo serait obsolète pour les mois d’hiver. La solution pour ce stade serait que les paliers de gouvernement apportent une contribution financière pour aider le CFM à aménager leur domicile pour l’hiver.
Mais qui voudrait assister à un match par une journée de tempête de neige ou par un froid sibérien ?
Pas moi. Et vous êtes nombreux à partager cet avis.
Ah ! Si Cartier avait voyagé à l’envers de l’hiver, comme le chantait Robert Charlebois en 1976, année qui coïncidait avec l’ouverture du Stade olympique et la présentation des Jeux olympiques chez nous.
Les cocotiers ne poussent pas encore sur la rue Sherbrooke, malgré le réchauffement de la planète.
Faisons-le !
Reste donc le grand stade qui servirait non seulement au CFM, mais aux Alouettes aussi et à une multitude d’événements de tous genres. Sa restauration ne peut se résumer au chantier actuel.
C’est toute la maison qui doit être rajeunie.
Les systèmes d’éclairage et de sonorisation, les sièges, la surface du terrain, les vestiaires. Sans ces améliorations, le stade serait ni plus ni moins qu’une coquille vide.
Les opposants diront que ce n’est pas le temps de rénover un stade qui nous a déjà coûté une fortune pendant que nos hôpitaux, nos écoles et nos routes tombent en décrépitude.
On disait la même chose il y a 30 ans, il y a 20 ans, il y a 10 ans.
Bon, on n’a qu’à le démolir, réagiront les dissidents. Les coûts seraient aussi élevés que les rénovations, nous dit-on.
Mais qu’en serait-il de l’image de notre métropole ?
Ça nous ferait une belle jambe !
Cessons de chialer
Montréal mérite tellement mieux. On ne peut pas laisser tout se détériorer dans notre ville, comme c’est le cas depuis trop longtemps déjà.
Réagissons que diable !
Comme le dit notre chroniqueur Joseph Facal : arrêtons de chialer et soyons proactifs.
Prenons soin de nos infrastructures.
Le Stade olympique est là. Il faut vivre avec et en faire un point de rendez-vous important pour Montréal et le Québec.
Le prochain gouvernement devra s’y engager. On n’a pas le choix d’aller de l’avant.
Si on met le stade au goût du jour, c’est toute la communauté montréalaise et québécoise qui en profitera.
« Le coût de l’inaction est bien plus élevé que le coût d’action », est venu nous dire le commissaire de la MLS, Don Garber, hier.
Joey Saputo devrait respecter, pour sa part, sa part du contrat. Il lui faudrait mettre une bonne équipe sur le terrain grâce aux revenus additionnels qu’un stade complètement rénové devrait lui rapporter.