Découvrez le nouveau joueur de 16 ans des Remparts de Québec


Kevin Dubé
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Xavier Lebel sera le seul joueur de 16 ans dans l’alignement des Remparts pour amorcer la saison 2023-2024, à la surprise de plusieurs... sauf lui.
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Choix de septième tour de l’équipe au dernier repêchage, il a forcé la main de l’organisation et s’est taillé une place dans la LHJMQ, coiffant ainsi les six joueurs sélectionnés avant lui par les Diables rouges en 2023.
«Il a fait l’équipe parce qu’il s’est démarqué avec confiance, tout au long du camp. C’est aussi simple que ça», a résumé l’entraîneur-chef, Éric Veilleux.
Cette confiance, le dépisteur-chef de l’équipe, Marc Chamard, avait été à même de la remarquer lors de ses rencontres avec Lebel et sa famille, durant l’été. C’est que Lebel avait laissé planer le doute sur ses intentions. Après avoir passé la dernière saison avec le programme de Bishop’s College, il évaluait la possibilité de poursuivre au sud de la frontière, dans les collèges américains.
«On avait rencontré ses parents durant la saison et on savait qu’il regardait du côté des collèges américains, mais il avait un intérêt à jouer pour les Remparts, puisque c’est un petit gars de Québec. [...] Je l’ai croisé dans le corridor l’été dernier après un match hors concours avec le Blizzard du Séminaire Saint-François, et je lui ai dit: “Viens au camp et on verra comment ça se passe.” Il m’a alors répondu: “Et si je fais le club cette année?”»
Bonne impression
Arrivé au camp, le jeune Lebel est passé de la parole aux actes.
«Durant le camp des recrues, il n’arrêtait pas de progresser, se remémore Chamard, qui ne croyait pas que son choix de septième tour percerait l’alignement dès cette saison. On a alors rencontré ses parents pour connaître leurs intentions et, quand on l’a fait jouer avec les vétérans, il continuait de bien faire. Éric [Veilleux] a dit: “Je le veux.”»
«Je n’avais aucune idée de qui il était, mais son effort et son jeu ont fait en sorte qu’on le remarquait jour après jour, a renchéri l’entraîneur-chef. Ça n’a pas arrêté, jusqu’à ce qu’on décide de lui confirmer sa place. Même la journée qu’on le lui a annoncé, on l’a fait jouer le soir et il avait encore du gaz. Il avait un niveau de compétition élevé, de la vitesse, et il faisait des jeux.»
Un rêve de jeunesse
Lorsqu’il a appris qu’il s’était taillé une place avec l’équipe, le natif de Sainte-Foy a alors réalisé un rêve.
«Les Remparts, c’est un rêve de jeunesse. J’allais voir leurs matchs au Colisée Pepsi et au Centre Vidéotron, et j’ai été sur l’écran géant une couple de fois pour ma fête. Je suis vraiment tatoué Remparts et c’est ce qui m’a fait pencher.»
Mais l’histoire du jeune Lebel, bien que belle pour l’instant, ne sera pas un long fleuve tranquille, prévient Veilleux.
«Il va être dirigé comme les autres et il n’aura pas de traitement spécial. J’ai de l’expérience avec les jeunes de 16 ans et j’en ai eu des bons à Shawinigan. Ça ne me dérange pas de les faire jouer quand je sais que, même dans les moments difficiles, ils vont être capables de suivre le rythme. Parce qu’à cet âge, il y a toujours un moment dans la saison que ça ne marche pas, que tu ne marques pas ou ne fais pas de points. Dans son cas, il n’a qu’à garder son niveau de compétition élevé et ça va bien aller.»