Remontée spectaculaire depuis la mi-décembre: il y a un avant et un après pour les Sabres
Depuis le 9 décembre, ils forment la meilleure équipe de la ligue

Dave Lévesque
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Pour les Sabres de Buffalo, il y a un avant et un après. C’est le 9 décembre que les choses ont basculé.
Que s’est-il passé lors de cette journée ? L’équipe a commencé à gagner. Beaucoup et souvent. Elle est alors partie sur une lancée qu’on ne saurait même plus qualifier ainsi.
On doit plutôt parler d’une nouvelle réalité dans le cas des Sabres, ou même de l’éclosion que les partisans attendaient depuis si longtemps.
L’ironie est que pratiquement plus personne, hormis quelques passionnés, ne se souvient qu’une semaine plus tard, les Sabres avaient remercié leur directeur général, Kevyn Adams, pour le remplacer par Jarmo Kekäläinen.
Jour et nuit
Vous voulez savoir à quel point ça allait mal pour les Sabres avant ce fameux 9 décembre ? Disons que la veille, ils s’étaient couchés avec 26 points, ce qui leur conférait la 16e et dernière place dans l’Association de l’Est.
Ils accusaient alors un déficit de neuf points derrière les Red Wings de Detroit, qui occupaient le premier rang de la division Atlantique.
L’équipe n’allait tout simplement pas bien. Elle accordait en moyenne 3,55 buts par match et en marquait un peu moins de trois.
Trois gardiens s’étaient partagé les 29 premiers matchs de la saison. Un seul, Ukko-Pekka Luukonen (2,91), présentait une moyenne inférieure à 3,00, et seul Alex Lyon (,901) affichait un taux d’efficacité supérieur à ,900.
Revirement
À partir du 9 décembre, les Sabres ont enchaîné 10 victoires consécutives, maintenant une cadence effrénée qui leur a permis de remporter 15 de leurs 17 dernières rencontres.
Tout d’un coup, ils se sont mis à marquer des buts (3,76 par match) et à en accorder pas mal moins (2,35).
Soudainement, tous les gardiens ont vu leur moyenne chuter sous la barre de 2,50, tandis que leur taux d’efficacité grimpait pour s’établir entre 0,913 et 0,928.
C’était surtout le début d’une période de stabilisation devant le filet. Luukonen a commencé à prendre plus de place, remportant 12 de ses 18 départs suivants, mais c’est tout de même le vétéran Alex Lyon qui demeure l’homme de confiance de Lindy Ruff.
Vent dans le dos
Finalement, les Sabres ont terminé la saison avec le vent dans le dos. À compter du 9 décembre, vous avez assez de vos deux mains pour compter leurs défaites en temps régulier. Ils ont présenté une fiche de 39-9-5 à leurs 53 derniers matchs.
Sans surprise, ils se sont imposés comme la meilleure équipe de la LNH durant cet intervalle, affichant un taux de victoire phénoménal de 0,783. Cette performance les place loin devant la Caroline, qui a maintenu une cadence de 0,713 pendant cette séquence, alors qu’aucune autre formation n’a franchi le seuil des 0,700.
Buffalo a finalement terminé la saison à 109 points, au sommet de la division Atlantique, et à seulement 4 points des Hurricanes de la Caroline, qui ont pris la tête de l’Association de l’Est.
Et toute cette remontée s’est faite sans un marqueur dans le top 10 ou même dans le top 20 des marqueurs de la LNH. Le meilleur des Sabres, Tage Thompson, a terminé la saison avec 81 points, dont 40 buts, ce qui le place au 23e rang des pointeurs de la ligue.