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Reinbacher vise un poste à Montréal: «Je me suis entraîné pour ça tout l’été»

Photo portrait de Nicolas Cloutier

Nicolas Cloutier

2024-08-14T04:00:00Z

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Tout l’été, David Reinbacher s’est entraîné avec une idée en tête. Pas celle de poursuivre son développement avec le Rocket de Laval. Plutôt, celle de porter le maillot du Canadien de Montréal lors du premier match de la saison régulière. 

«Ç’a été ma mentalité, je me suis entraîné pour ça tout l’été, a affirmé l’espoir du CH en entrevue avec le TVASports.ca. Il y aura une chaude lutte avec les autres gars qui sera saine et nous poussera à un autre niveau.»

Si bien que l’Autrichien se magasine par ailleurs lentement, mais sûrement, un appartement à l’approche du camp d’entraînement à Montréal: «J’ai encore le temps, ça ne m’inquiète pas trop», lance-t-il.

Inutile donc de lui faire un dessin: le principal intéressé sait très bien que son objectif est ambitieux considérant la congestion à la ligne bleue. Voici tous les prétendants, ceux dont le poste n’est pas assuré: Jordan Harris, Justin Barron, Logan Mailloux, Lane Hutson, Adam Engstrom, Jayden Struble et peut-être même Arber Xhekaj, qui a fait un tour dans la Ligue américaine de hockey l’an dernier.

N’empêche, on sent chez Reinbacher une confiance qui se manifeste davantage par sérénité que par arrogance; ce que les anglophones qualifient de calm confidence.

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Reinbacher a passé l’été à s’entraîner en Suisse avec les joueurs de la LNH Nico Hischier, Jonas Siegenthaler, Pius Suter et Janis Moser. Et grâce à une supervision étroite des physiothérapeutes là-bas, ses genoux ne lui donnent plus du fil à retordre.

«Je n’ai plus aucun ennui avec mes genoux, s’est-il réjoui. Ils ont vraiment fait de l’excellent travail. J’ai aussi très bien récupéré de ma blessure à une main. J’ai vraiment confiance à l’approche du camp d’entraînement.»

Finies, les études pour devenir chasseur de têtes qu’il menait durant l’année de son repêchage. Fini, le stage chez INSTEQ, une firme de services consultatifs en ressources humaines. Reinbacher s’est concentré à temps plein sur le hockey. Il a mis toute la gomme pour améliorer les aspects de son jeu qui, selon lui, avaient besoin de peaufinage: le coup de patin, son travail dans les coins de patinoire et son utilisation du bâton en zone défensive. Sans oublier son tir.

«Je veux obtenir un tir plus lourd, de sorte que je sois une menace plus importante sur la patinoire», a-t-il relevé.

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Reinbacher a connu une saison 2023-2024 en demi-teinte, marquée par les blessures et les difficultés de Kloten, son club en Suisse, qui a vu trois entraîneurs-chefs se succéder derrière le banc. C’est en terminant l’année à Laval que Reinbacher a dissipé les doutes et offert du jeu convaincant.

Avec le recul, il est permis de se demander si la décision de renvoyer Reinbacher en Europe la saison dernière était la bonne.

«C’est sûr que ce n’était pas facile, mais j’en ai tiré de bonnes leçons, a mentionné le jeune homme. Je suis content de la manière dont ça s’est terminé à Laval. Peut-être que c’était la bonne décision ou peut-être que non, avec le recul. C’est difficile à dire.»

Pas tracassé par Michkov 

Il y a deux ans, la sélection de Reinbacher au cinquième rang était assez mal reçue par les partisans du Canadien, qui réclamaient en grand nombre l’attaquant russe Matvei Michkov. Il y a eu des débordements, des insultes dont Reinbacher aurait bien pu se passer.

Les débuts de Michkov dans la LNH sont imminents. Si le joyau des Flyers se met à dominer le circuit durant son année de recrue, le choix du CH en 2023 sera immanquablement remis en doute, encore une fois.

Reinbacher ne se fait pas du mauvais sang pour autant.

«Je ne sens pas le moindre pourcentage de pression [par rapport à ça], a lancé notre interlocuteur du tac au tac. Nous sommes deux joueurs différents. C’est un très bon joueur, nous savons cela. Je dirais plus que j’ai hâte de l’affronter, éventuellement.»

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Lorsque le Canadien a repêché l’attaquant russe Ivan Demidov l’été dernier, plusieurs y ont vu une bénédiction pour Reinbacher, puisque ce choix réconciliait en quelque sorte les partisans avec la sélection de 2023.

«Ça n’a enlevé aucune pression sur mes épaules, a-t-il tenu à clarifier. C’est simplement ce que le Canadien a décidé de faire. Il s’agit de son choix et de son plan. C’est entre ses mains.»

Contre Slafkovsky? 

Avant d’arriver à Montréal, Reinbacher devra faire un détour par la Slovaquie, où se tiendront, à Bratislava, les qualifications olympiques en prévision des Jeux d’hiver de 2026.

L’Autriche étant dans le groupe de la Slovaquie, Reinbacher pourrait croiser le fer avec Juraj Slafkovsky. On ne sait toujours pas si le CH donnera le feu vert à son jeune attaquant pour participer au tournoi.

«Peut-être qu’on va se taquiner [chirps] un peu sur la patinoire», a suggéré Reinbacher.

Reinbacher, qui vit chez ses parents en Suisse, semble fin prêt pour la vie d’adulte qui l’attend et dit être un bon cuisinier. 

«Je m’en sors très bien de ce côté. Disons que, parmi les soucis que je pourrais avoir, ce n’est pas très haut sur la liste.»

Questionné sur la qualité de son français, il se montre légèrement plus préoccupé.

«Oh... ce n’est pas bon! Mais je veux suivre des cours quand je serai ici», a-t-il promis, concluant quelques instants plus tard l’entrevue avec un «merci» bien senti.

Voilà comment gagner des points. 

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