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Reinbacher soutenu par Laine et Hutson à travers «des moments sombres»

Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Photo portrait de Nicolas Cloutier

Nicolas Cloutier

2025-12-11T04:25:00Z

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David Reinbacher rit de bon cœur quand on lui souligne qu’il joue sa plus longue séquence de matchs en saison régulière dans la Ligue américaine: 15. Ce sourire avait un petit quelque chose de réconfortant, puisque dans les dernières années, l’Autrichien était plus maussade.

«Il y a eu des moments sombres, reconnaît le cinquième choix au total du Canadien, lors d’un long entretien dans un couloir de la Place Bell, à Laval. Tu finis par te dire: voyons, qu’est-ce qui se passe?»

Lors de chacune des deux saisons qui ont suivi sa sélection par le Canadien, Reinbacher a subi une blessure à un genou, dont une très sérieuse lors d’un match préparatoire contre les Maple Leafs, qui a nécessité une opération.

Lors de ce même match, le 30 septembre 2024, Patrik Laine avait lui aussi subi une blessure sérieuse à un genou.

Cette maudite malchance a créé une belle amitié entre deux éclopés qui avaient le moral dans les talons. Parce que Laine, même s’il chassait ses propres démons, a tendu la main au jeune homme.

«Il a été là pour moi, se souvient Reinbacher. Chaque jour, on était ensemble, les deux blessés. Je le respecte tellement comme personne. Il me lançait des blagues et s’assurait que je me bouge le c** et que je travaille. On s’entraînait en duo.

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«Vous savez, il a lui aussi traversé beaucoup de choses. Il m’a raconté son histoire, m’a expliqué comment il surmontait les épreuves...»

Au début de son règne comme DG, Kent Hughes avait fait une confidence: il voulait être reconnu pour avoir instauré une culture saine dans l’organisation, une culture qui rend chaque journée au boulot agréable.

Les vétérans ont participé à cette culture en tentant d’égayer le quotidien de Reinbacher. Mike Matheson fait partie de ceux-là.

«Matheson et tous les autres, ils s’assuraient chaque jour de m’arracher un sourire, de me lancer des plaisanteries pour m’insuffler un peu d’énergie, se rappelle Reinbacher. C’est en parlant aux entraîneurs, en parlant aux vétérans, que j’ai commencé à voir la lumière au bout du tunnel.»

Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Hutson et Reinbacher devenus de grands chums

Quand Reinbacher s’est blessé à nouveau cet automne sur la séquence la plus bête, encore dans un match préparatoire contre les Leafs, l'un des premiers joueurs à lui avoir envoyé un texto est Lane Hutson.

Hutson se doutait bien que cette énième blessure allait être particulièrement difficile à avaler.

«C’était pas mal déprimant, avoue le grand défenseur. Mais après, je me suis dit... bon, c’est quatre à six semaines et je peux faire beaucoup de choses [comme c’est une blessure à une main].»

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Au premier camp de perfectionnement de Reinbacher avec le CH, l’Autrichien et Hutson avaient développé une chimie instantanée comme paire défensive. C’est comme s’ils étaient faits pour jouer ensemble. Leurs profils étaient deux pièces d’un puzzle qui s’emboîtent.

Ce que vous ignorez peut-être, c’est qu’à l’extérieur de la glace, des liens très étroits ont été noués.

Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Photo Agence QMI, JOEL LEMAY

«Lane et moi, on vit dans le même bâtiment, révèle celui que ses coéquipiers surnomment “Reino”. Si vous saviez, il fait des choses qui sont assez drôles...»

Apparemment, sous ses airs d’ange, Hutson peut vous surprendre.

«Il met toujours ses bouteilles vides sur ma voiture, poursuit Reinbacher. Si j’ai le malheur de ne pas avoir barré mes portes, il va prendre les trucs dans mon char et mettre tout ça sens dessus dessous. On a quelques pitreries ensemble qui reviennent.»

Même si Hutson évolue avec le grand club et que Reinbacher continue de se développer à Laval, il n’est pas rare que les deux hommes fassent des sorties ou mangent ensemble un souper.

«On a une superbe relation, souligne le longiligne bonhomme aux cheveux bouclés. Parfois, c’est un peu plus embêtant parce qu’on n’a pas le même horaire, mais on est très proches.»

Reinbacher sait qu’il n’est pas rendu là, mais oui, il y a parfois des blagues qui sont lancées sur l’éventualité de former une paire défensive.

«J’espère qu’on va avoir une brillante carrière ensemble», exprime-t-il.

Au-delà de tout ça, le jeune adulte est juste heureux de pouvoir jouer au hockey. C’est tout ce qu’il souhaitait. Probablement son seul souhait pour Noël.

«Je me sens enfin comme un joueur de hockey normal, célèbre Reinbacher. Après chaque match, je suis heureux. De rentrer à la maison et aller à l’aréna, de répéter constamment le même manège, c’est un sentiment tellement satisfaisant.»

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