Régates de Valleyfield: le coup d'envoi est lancé
Lilian Largier
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Vendredi se déroulait la première des trois journées de compétitions des Régates de Valleyfield, après deux ans d’attente en raison de la pandémie. L’effervescence était palpable dans les gradins, mais aussi autour des équipes.
Plus de deux heures avant le début des qualifications, les pilotes d’hydroplanes et leurs équipiers ont effectué les derniers réglages sur les moteurs, mais aussi sur les casques et les liaisons radio avec les responsables des écuries, positionnés dans la grande tour.
Seule contre tous
Stéphanie Blain est la seule femme pilote inscrite dans la classe 2,5 litres. La jeune femme de 27 ans ne passe pas inaperçue, en combinaison rose, tout comme la coque de son embarcation numéro S-757 nommée «Canada Girl». De nombreuses jeunes filles se sont d’ailleurs pressées sous sa tente pour obtenir des autographes. Elle pointait à la deuxième place au général avant le début des épreuves.
«J’ai effectué une saison en 2017. Je reviens cette année. Dans notre sport, l’expérience s’acquiert dans les courses. J’espère que d’autres filles vont vouloir s’intéresser à ce sport. Nous sommes des femmes, nous sommes capables. Je cours aussi pour lever des fonds pour la Fondation du cancer du sein du Québec. Ma mère a eu cette maladie en 2020. Elle est en santé maintenant.»
La surprise de la classe Grand Prix
Inscrit dans la classe mythique Grand Prix, la formule 1 de la discipline, Yannick Léger, de Salaberry-de-Valleyfield, est la révélation de ce début de saison. Le champion local, qui entame sa 13e saison, pointe pour l’instant à la deuxième place du championnat.
«Notre début de saison est inespéré, avec deux podiums. Je suis encore en apprentissage dans cette catégorie. Il faut être prêt physiquement le jour J. Nous recevons de la force G, sommes brassés et devons parfois retenir notre souffle.»
Une équipière en or
De nombreux équipiers s’emploient autour des embarcations pour aider les pilotes. Parmi eux, une passionnée, Gaëlle Bergeron, originaire de Rouyn-Noranda.
«Dans les équipiers, il y a les mécaniciens, moi je m’occupe plutôt de la préparation. Nous vérifions le bon positionnement des bouchons qui empêchent l’eau de rentrer ou l’application du produit antibuée sur les vitres. J’aide à guider le bateau lors des manipulations. On reteste ensuite la radio, l’oxygène dans les masques, les miroirs ou l’hélice. Chaque détail compte.»
De premiers résultats
Pour la classe Grand Prix, il s’agissait d’essais chronométrés, et le plus rapide a été l'Américain Andrew Tate. En Hydro 350, le représentant du pays de l'Oncle Sam Bobby King a pris les devants lors des deuxièmes qualifications, mais aussi lors de la finale, devant les pilotes locaux Michael Tremblay et Martin Rochon.
En F 2500, le Canadien Owen Henderson est sorti premier des qualifications. Pour la classe 2,5 litres, calculée selon les points, le membre de l'unifolié Eddie Kanfoush (25) a devancé sa surprenante compatriote Stéphanie Blain (21).