Tous les résultats
Publicité

Regardé de haut par le reste du Canada, le Québec veut démontrer son potentiel en basketball masculin

Photo Courtoisie UQAM Simon Prelle
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2024-03-07T21:46:54Z

Partager

Enfant pauvre du basketball universitaire masculin à l’échelle canadienne, le Québec tentera de renverser la vapeur en fin de semaine alors que les nationaux s’arrêtent dans la Belle Province pour la première fois de l’histoire.

Si les femmes connaissent du succès sur la scène canadienne comme le démontre la médaille d’or des Martlets de McGill en 2016 et les médailles d’argent du Rouge et Or de l’Université Laval en 2017 et 2019, il en va tout autrement des hommes.

Le RSEQ n’est pas monté sur le podium depuis la médaille d’argent des Stingers de Concordia en 2005. Les Redbirds de McGill sont la dernière équipe à avoir atteint le carré d’as en 2018.

Les trois autres conférences au pays ne se gênent pas pour regarder de haut le Québec. Dans l’histoire du trophée W.-P.-McGee, qui a été octroyé pour la première fois en 1964, le Québec a remporté l’or à deux reprises. Les Stingers en 1990 et les Gaiters de Bishop’s en 1998.

«Ce n’est pas normal, mais je peux comprendre en raison des résultats», a résumé l’entraîneur-chef des Citadins de l’UQAM Mario Joseph, qui tentera de mener sa troupe au cours des prochains jours à une première médaille dans l’histoire du programme. «Il y a aussi le fait que nous sommes la plus petite conférence avec seulement cinq équipes.»

Publicité

Pour avoir porté les couleurs des Gee-Gees d’Ottawa pendant deux saisons et demie avant de rentrer à la maison, le joueur étoile Kevin Civil est encore plus conscient de cette perception négative à l’égard du Québec.

«Les autres conférences ne respectent pas vraiment le Québec, a souligné le joueur par excellence du RSEQ. On veut faire l’histoire en remportant la coupe et démontrer au reste du Canada qu’il y a du talent au Québec. Il s’agit d’une motivation supplémentaire.»

Un exode qui fait mal

Ancien joueur étoile à l’UQAM de 2006 à 2008 et entraîneur-chef depuis 2017, Joseph est convaincu que le talent québécois est suffisant pour rivaliser avec les meilleures équipes au pays, mais l’exode fait terriblement mal.

«Dans les meilleures équipes au pays, au fil des ans, que ce soit à Carleton, Ottawa, Brandon et Victoria cette année, on retrouvait des Québécois parmi les meilleurs joueurs, a-t-il souligné. On perd beaucoup de joueurs. Tous les entraîneurs du RSEQ ont le même message lors du recrutement. Si les meilleurs joueurs restent ici, on va être capables de rivaliser avec le reste du pays. La nouvelle génération reste plus à la maison, ce qui est une bonne chose.»

De leur côté, les entraîneurs des autres conférences jouent la carte d’un calendrier plus diversifié pour attirer le talent québécois. Cette année pour contrer ce discours, les Citadins ont participé au tournoi de Queen’s auquel Brock et Victoria ont aussi pris part. Ces quatre équipes sont présentes au 8 Ultime.

Des Québécois qui font leur marque ailleurs

Au sein des six équipes des trois autres conférences présentes au PEPS en fin de semaine pour le 8 Ultime, on retrouve plusieurs Québécois. Ancien des Blues de Dawson, Renoldo Robinson est un joueur important des Vikes de Victoria, qui sont les favoris du tournoi.

Avec les Gee-Gees, on retrouve Khalifa Koulamallah, qui a remporté le titre national avec Carleton en 2022 et qui a fait ses classes avec les Cheetahs de Vanier. De retour de la NCAA, Justin Ndjock-Tadjore a opté lui aussi pour les Gee-Gees après avoir évolué avec les Griffons de l’Outaouais dans les rangs collégiaux.

Les Badgers de Brock et les Tigers de Dalhousie comptent chacun deux Québécois dans leur alignement. Les quatre ont tous évolué au Québec au collégial.

Publicité
Publicité