Le coup fumant de Steve Yzerman

Marc de Foy
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Vous avez vu qui occupe le septième rang dans l’Association est de la LNH? Les Red Wings de Detroit qui se dirigent allègrement vers une première participation aux séries en huit ans. Le vétéran Patrick Kane y est pour beaucoup dans cette métamorphose.
Son rendement montre qu’il s’est très bien remis de l’opération à une hanche qu’il a subie pendant l’entre-saison. Embauché à titre de joueur autonome, le 28 novembre dernier, il revendique une moyenne supérieure à un point par match.
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En 28 matchs, sa fiche offensive se compose de 12 buts et 18 mentions d’aide pour un total de 30 points. Il est le meilleur marqueur des siens en février avec 14 points en neuf rencontres. Trois des cinq buts qu’il a marqués mois-ci, ont procuré la victoire aux Red Wings.
Tout ça pour un contrat d’un an à un salaire de 2,75 millions.
Une aubaine!
Pas intéressé au Canadien
Vous vous demandez si le Canadien aurait dû lui faire une offre?
À ce prix, sans aucun doute qu’il aurait pu se l’offrir.
Le problème est que Kane avait le choix de joindre une équipe de son choix et je ne pense pas que Montréal figurait sur sa liste.
Il a célébré son retour à Chicago, dimanche dernier, en inscrivant le but vainqueur aux tirs de barrage. Les partisans des Hawks lui ont accordé une ovation monstre, eux qui avaient déjà eu leur lot d’émotions ce jour-là avec le retrait du numéro 7 porté par Chris Chelios durant ses neuf saisons avec les Hawks.
17 salles combles en 18 matchs
La présence de Kane se fait sentir à tous les niveaux chez les Red Wings. Avant son arrivée, l’équipe n’avait fait salle comble que deux fois à ses 12 premiers 12 matchs à domicile, soit pour son ouverture de la saison et à l’occasion de l’Action de grâce américaine.
Depuis, les 19 515 places ont trouvé preneurs pour 17 matchs sur un total de 18.
Selon le site Hockey DB, les Red Wings viennent au quatrième rang au chapitre de la moyenne d’assistance avec un chiffre de 18 916 spectateurs.
Le Canadien – eh oui! -, est en tête avec une moyenne de 21 094. Pour ceux qui contesteraient ce chiffre, il faut noter qu’il s’agit du nombre de billets vendus et non du nombre de spectateurs qui se présentent au Centre Bell.
Les Oilers d’Edmonton sont deuxièmes avec une moyenne de 19 556 spectateurs et le Lightning de Tampa Bay, troisièmes avec 19 012 personnes.
Yzerman a la main heureuse
Qui dit Red Wings pense reconstruction. Mais c’est à moitié vrai.
La formation ne compte actuellement que cinq joueurs ayant été sélectionnés au repêchage, tous des choix de premier tour. Ce sont l’attaquant suédois Lucas Raymond, quatrième choix au repêchage de 2020; le défenseur allemand Moritz Seider, sixième choix en 2019; l’attaquant d’origine montréalaise Joe Veleno, 30e choix en 2018; le centre natif de Vancouver Michael Rasmussen, neuvième en 2017; et le centre américain et capitaine Dylan Larkin, 15e en 2014.
Le directeur général Steve Yzerman a conclu des transactions et acquis des joueurs sur le marché des joueurs autonomes qui donnent des résultats positifs. Alex DeBrincat connaît du succès au sein du premier trio des Red Wings complété par le duo Larkin-Kane.
Le Québécois natif d’Amsterdam Daniel Sprong, embauché à titre de joueur autonome, se tire bien d’affaire comme en fait foi sa fiche de 16 buts et 22 mentions d’aide en 58 matchs. La saison dernière, il avait inscrit 21 buts et totalisé 46 points en 66 matchs avec le Kraken de Seattle.
Mais Yzerman ne crie pas victoire. Il est le premier à dire qu’il lui reste du pain sur la blanche. Mais, au moins, les Red Wings semblent être sortis de la noirceur.