Recrue du mois de décembre dans la LNH: voici quel est l’atout méconnu de Lane Hutson


Jonathan Bernier
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CHICAGO | Avec une récolte de 13 points en 14 matchs, ce n’est pas une surprise que Lane Hutson ait remporté le titre de recrue de l’année du mois de décembre.
Après tout, ce n’est qu’une continuité de ce que le défenseur de 20 ans accomplit depuis le début de la campagne au grand bonheur des partisans du Canadien, de ses coéquipiers et de ses entraîneurs.
L’Américain n’a que 39 matchs d’expérience derrière la cravate, mais ceux qui ont l’occasion de le voir à l’œuvre soir après soir sont déjà bien au fait de l’agilité de ses mains, de son flair offensif et de sa vision du jeu. On ne devient pas le quart-arrière d’une attaque massive à 20 ans par hasard.

Si la façon dont il dirige l’attaque saute aux yeux, il ne faut pas passer son niveau de compétition sous silence.
«Dans les batailles pour la rondelle, il est impressionnant pour un gars de sa stature, a souligné Trevor Letowski. Il possède cet atout spécial. Tu lances une rondelle dans le coin et il y a de bonnes chances que ce soit lui qui en ressorte avec elle. Peu importe devant qui il se trouve.»
Puisqu’on arrive à la mi-saison, il y a lieu de se demander si le défenseur frappera un mur. Celui que les hockeyeurs issus des rangs universitaires frappent souvent à leur première saison complète chez les professionnels.
«Le temps nous le dira, mais son niveau d’engagement et la façon dont il travaille ne donnent pas l’impression qu’il s’agit d’un joueur de première année. Il a l’air plus expérimenté que ça», a mentionné l’adjoint de Martin St-Louis.
L’équipe en premier
D’ailleurs, Hutson faisait des minutes supplémentaires après l’entraînement pendant qu’on discutait avec Letowski.
«C’est cool, mais je ne veux pas y accorder trop d’attention, a lancé Hutson à propos de son titre, une fois sorti de la patinoire. Que l’équipe joue bien m’a aidé énormément de ce côté.»
À ce propos, c’est un peu comme l’histoire de l’œuf et de la poule. Lequel est arrivé en premier? Difficile à dire.
Mais une chose est certaine. C’est impressionnant de voir la qualité du jeu du jeune homme quand on réalise qu’il est encore en pleine période d’apprentissage.
«Je m’améliore de match en match. Je commence à trouver ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas», a-t-il indiqué, prenant une fois de plus le soin de ramener l’éclairage sur l’équipe.
«On s’en va dans la bonne direction. Le but, c’est de faire les séries.»
Un œil sur le petit frère
Lane n’est pas le seul Hutson à bien se tirer d’affaire ces temps-ci. À Ottawa, Cole, son jeune frère, fait des malheurs avec l’équipe américaine. Après la ronde préliminaire, le défenseur de 18 ans dominait la colonne des pointeurs du Championnat mondial junior avec une récolte de huit points, à égalité avec le Suédois Axel Sandin Pellikka.
«Ça ne va pas trop mal pour lui, a-t-il indiqué avec un sourire en coin. J’espère que ça va continuer de bien aller et qu’on va pouvoir ramener une autre médaille d’or aux États-Unis.»
D’ailleurs, la stature et le style de Cole, un choix de deuxième tour des Capitals lors du dernier repêchage, ne sont pas sans rappeler ceux de la jeune sensation du Canadien.
«Avoir trois frères avec qui apprendre et essayer différentes choses, contre qui compétitionner et se pousser ont été de grands facteurs pour nous tous», a-t-il expliqué.
En plus de Lane et Cole, on retrouve Quinn, l’aîné, un attaquant de 23 ans qui dispute sa troisième saison à l’Université de Boston. Quant à Lars, 16 ans, il poursuit son parcours dans le hockey mineur.