Record nord-américain d’affluence pour la Ligue des nations à Québec


Richard Boutin
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Avant même que les premiers ballons soient frappés, le tournoi de la Ligue des nations de volleyball est assuré d’être un succès financier. Québec établira un record de foule pour l’Amérique du Nord.
Mardi matin à l’occasion du point de presse lançant la semaine d’activité en présence de cinq des six équipes, Gilles Lépine rayonnait. «Dans mes rêves un peu fous, je souhaitais qu’on atteigne le plateau des 30 000 spectateurs pour l’ensemble de la semaine, a raconté le président du comité organisateur. On approche la marque des 34 000 billets vendus et ce n’est pas terminé.»

Le match le plus achalandé sera assurément le duel entre le Canada et la France, samedi à 16h30. «Établi l’an dernier à Ottawa, le record pour une partie de la Ligue des nations en Amérique du Nord est de 7500 spectateurs, a souligné Lépine. Nous allons battre ce record. Nous avons pratiquement vendu 11 000 billets jusqu’à maintenant. Pour mercredi et jeudi, on prévoit des foules de 5000 à 6000 personnes. Je suis vraiment fier de la réponse des gens qui répondent présents à différents sports.»
Il faut remonter à la finale olympique des Jeux de Montréal, en 1976, pour vivre un tel enthousiasme pour le volleyball au Canada. La Pologne avait défait les Soviétiques devant une foule de 15 600 spectateurs au Forum.
Les premières parties auront lieu mercredi. La Bulgarie et l’Italie briseront la glace à 11h. Suivront l’Argentine et la France à 16h30. Le Canada disputera son premier match face à l’Allemagne à 20h.
Des commentaires élogieux
Lépine dit avoir reçu des commentaires fort élogieux des gens de Volleyball World au sujet du Centre Vidéotron. «Il y a un haut dirigeant de Volleyball World qui m’a dit que le montage du site était digne d’un championnat du monde, a-t-il mentionné. Je vais respirer par le nez avant de penser à accueillir le championnat du monde, mais ça démontre bien la qualité des installations. Il y a même des trous pour les poteaux du filet qui peuvent aussi servir pour le tennis au lieu de devoir installer de grandes plaques d’acier. On me disait n’avoir jamais vu ça.»
Des six équipes présentes, la France, double championne olympique, l’Italie, qui a terminé au pied du podium dans la Ville Lumière, le Canada, l’Argentine et l’Allemagne étaient à Paris cet été. La Bulgarie et son passeur vedette de 6pi10po, Simeon Nikolov, complètent les cadres.
Retardés pour des questions logistiques, les Argentins se sont pointés seulement en fin de journée.
Parce qu’il s’agit d’une année postolympique et de la première semaine de la Ligue des nations, plusieurs vétérans brillent par leur absence. Il s’agit d’une occasion en or pour les jeunes loups d’aiguiser leurs crocs.
En l’absence du capitaine Nicholas Hoag, blessé à un pied, le Canada ne misera que sur trois joueurs de la formation de Paris. «Il y a un bon mélange de vétérans et de jeunes joueurs, a indiqué l’entraîneur-chef canadien, Dan Lewis, qui a été embauché en janvier dernier. C’est très important de saisir cette opportunité de croître.»
Entraîneur adjoint lors des trois dernières éditions des Jeux, Lewis se considère comme chanceux de vivre l’expérience de diriger l’équipe nationale à la maison. «Après une association de près de 20 ans au sein du programme en tant que joueur et entraîneur, c’est un grand privilège pour moi d’être à la tête de l’équipe canadienne, a-t-il raconté. C’est un scénario de rêve que le Canada se soit qualifié pour les trois derniers Jeux. On veut poursuivre dans cette direction avec plusieurs nouveaux visages.»