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Réactivité en laisse : pourquoi mon chien réagit-il mal en promenade?

Équipe Salut Bonjour et Claudia Gilbert

2025-05-20T13:30:04Z

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Avec l’arrivée du printemps, je reçois chaque année le même genre de question : « Mon chien tire, jappe, grogne ou se braque en promenade... qu’est‐ce qui se passe ? » On parle ici de réactivité, un problème fréquent qui s’accentue avec l’arrivée du beau temps lorsque les joggers, vélos, enfants qui jouent, chantiers, écureuils ou motos réapparaissent après une pause hivernale. Pour certains chiens déjà sensibilisés, c’est un véritable tsunami sensoriel.

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On reconnaît un facteur génétique à l’origine de la réactivité canine, mais elle peut aussi être liée à une socialisation déficiente. Un chiot peu exposé aux nouveautés avant l’âge de trois mois ou ayant vécu des expositions traumatisantes risque davantage d’être réactif à l’âge adulte. Avant de vous culpabiliser, sachez que la plus grande partie de la socialisation du chiot se déroule entre les mains de l’éleveur.

Pourquoi certains chiens réagissent-ils trop ?

Chaque chien a sa raison : peur, prédation ou excitation. Par exemple, ma Frida se met à vocaliser intensément dès qu’elle voit des enfants jouer au ballon, parce que l’idée de courir derrière le jouet la surexcite. C’est évidemment indésirable lors d’une promenade au parc. À l’opposé, même si cela peut sembler contre-intuitif, plusieurs chiens qui jappent agressivement à la vue de congénères ou d’inconnus agissent en réalité par peur.

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Dans un cas comme dans l’autre, il ne faut ni punir l’animal ni le forcer à affronter ce qui le fait réagir. Ça ne ferait qu’envenimer la problématique. Et n’attendez surtout pas que ça passe, la réactivité a tendance à empirer sans intervention.

Oui, on peut améliorer la réactivité

Parfois, on arrive à régler presque complètement le problème, mais il faut se fixer des objectifs réalistes en visant l’optimisation de la qualité de vie du chien et de celle de son humain.

Pour y arriver, on travaille principalement deux choses :

1. la désensibilisation,

2. le contre-conditionnement.

Il faut créer des situations d’entraînement sous contrôle et régulières pendant lesquelles on expose l’animal au stimulus qui le fait réagir, mais à une distance suffisante pour rester sous le seuil de réactivité de l’animal. Il faut éviter à tout prix que le chien se retrouve dans une situation problématique en dehors des entraînements parce que chaque fois qu’il réagit au stimulus en question, on renforce son problème et prolonge le temps qui sera nécessaire pour le désensibiliser.

Avec Frida, j’ai commencé par l’exposer à mes propres enfants qui jouaient au ballon, mais toujours à une distance où elle arrivait à rester calme. Je la récompensais abondamment pour des commandes exigeant un autocontrôle comme « assis », « couché » ou « reste ». Lorsqu’elle était capable d’ignorer facilement le stimulus (mes enfants qui jouent au ballon), je réduisais légèrement la distance et recommençais les exercices. Ce n’est que lorsqu’elle a pu se tenir à une certaine proximité de mes enfants sans réagir que j’ai commencé à marcher avec elle en bordure de parcs publics où d’autres enfants jouaient au ballon, mais toujours en respectant une distance suffisante pour éviter qu’elle réagisse.

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L’erreur la plus fréquente est d’aller trop vite entre les étapes. Chaque fois qu’un chien réagit fortement par accident, on renforce sans le vouloir son comportement.

Quand la peur est en cause

Quand la réactivité est liée à la peur, on travaille en contre‐conditionnement. C’est simple : pendant les séances de désensibilisation, on associe quelque chose de vraiment positif (des gâteries) à la présence du stimulus. Avec le temps, l’émotion négative se transforme. Je donne souvent cet exemple : si tu as peur des araignées, mais que je t’offrais 1000 $ chaque fois que tu en vois une (à une distance tolérable), elles finiraient par te déranger de moins en moins !

Un plan vraiment adapté à chaque chien

Afin d’adapter le programme d’entraînement aux particularités de chaque animal, une consultation avec un intervenant en comportement canin membre du Regroupement québécois des intervenants en éducation canine (RQIEC) ou de l’Association professionnelle des comportementalistes praticiens (APCP) s’impose avant de débuter.

Avec de la patience, une progression bien dosée et les bonnes méthodes, on peut vraiment profiter du printemps avec nos compagnons... sans que la promenade tourne au rodéo !

Retrouvez tous ces conseils dans la capsule ci-dessus

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