Réaction de Carney à la capture de Maduro: «Très timide et mesurée», selon Emmanuelle Latraverse
TVA Nouvelles
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La réaction du premier ministre canadien Mark Carney à la capture par les États-Unis du président vénézuélien déchu Nicolas Maduro a été «très timide» afin de ne pas nuire à la renégociation prochaine de l’ACÉUM, selon l’analyste politique Emmanuelle Latraverse.
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Quelques heures après l’opération militaire américaine, le chef libéral a écrit sur X que «le gouvernement canadien accueille favorablement l’opportunité qui s’offre au peuple vénézuélien d’accéder à la liberté, à la démocratie, à la paix et à la prospérité».
Lors de son commentaire à l’émission «Le Québec matin», Mme Latraverse estime qu’il s’agit d’une réaction intentionnellement neutre.
«Comment ne rien dire, c'est dans cette catégorie-là, a-t-elle mentionné. On s'est peut-être réjoui du départ de Maduro, mais ça ne veut pas nécessairement dire qu'il y a un sort meilleur, plus démocratique, plus libre et plus prospère qui attend les Vénézuéliens demain matin.»
Selon elle, par leurs actions des derniers jours, les États-Unis ont, intentionnellement ou non, signifié au Canada qu’ils voulaient se défaire de leur dépendance en leur pétrole.
Le président Donald Trump a quant à lui martelé depuis son retour au pouvoir qu’il n’avait «besoin de rien» de la part de ses voisins du nord.
«Le Canada a toujours pensé qu'on avait des leviers face aux Américains [...] puis il restait le pétrole et les minéraux critiques», a-t-elle avancé.
C’est pourquoi, selon elle, M. Carney ne souhaitait pas faire davantage de vagues alors que la renégociation de l’accord Canada – États-Unis – Mexique doit s’entamer d’ici la fin du mois.
«Donc est-ce que la garantie de contrôle de nos minéraux critiques va être une façon de mettre de la pression sur le Canada dans les prochaines négociations commerciales? a-t-elle demandé. Je pense que l’on comprend la réaction très timide et mesurée de monsieur Carney.»
Voyez l’analyse complète dans la vidéo ci-dessus