Raygun dénonce les messages haineux qu’elle reçoit depuis sa performance virale de breaking aux Jeux olympiques


Olivier Boivin
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L’athlète de breaking Rachael Gunn, alias Raygun, a pris la parole pour la première fois depuis sa performance aux Jeux olympiques qui a été partagée des milliers de fois sur les réseaux sociaux pour remettre les pendules à l’heure sur la légitimité de sa présence à Paris.
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Des vidéos de sa prestation, pour laquelle elle n’a obtenu aucun point lors de la compétition, ont fait le tour du monde ces derniers jours.
Alors que de nombreux internautes y sont allés de commentaires à propos du caractère loufoque de sa danse, d’autres y sont allés d’insultes envers elle et ont remis en doute la légitimité de sa qualification pour les JO.
Jusqu’ici silencieuse depuis la compétition, l’athlète australienne a finalement publié une vidéo sur son compte Instagram dans laquelle elle fait part de ses états d’âme.
Elle se dit affectée par les nombreux messages haineux qu’elle a reçus au cours des derniers jours.
«Je veux commencer par remercier tous ceux qui m’ont supportée, dit-elle. J’apprécie vraiment la positivité et je suis contente que j’aie pu apporter de la joie dans vos vies. C’est ce que j’espérais faire. Mais je ne réalisais pas que ça ouvrirait la porte à tant de haine.»
«J’y suis allée pour avoir du plaisir, mais j’ai pris la compétition vraiment au sérieux, ajoute-t-elle. J’ai beaucoup travaillé pour me rendre aux Olympiques et j’ai tout donné, vraiment.»
Mme Gunn incite ceux qui remettent en question la légitimité de sa présence aux Jeux à lire le communiqué émis par le comité olympique australien jeudi matin, qui confirme qu’elle s’est bel et bien qualifiée pour l’événement.
«Dr Rachael Gunn, en reportant le championnat de breaking de l’Océanie en octobre 2023, a été sélectionnée de façon légitime par DanceSport Australia et le Comité olympique australien pour faire partie de l’équipe olympique australienne», peut-on lire dans le document.
Le Comité olympique australien ajoute que l’athlète n’a aucun lien d’emploi avec les différentes instances de breaking chargées de juger les compétitions en Australie.
Rachael Gunn demande au public de la laisser tranquille.
«Je vais être en Europe pour quelques semaines pour des vacances, mais je veux vous demander de s’il vous plaît arrêter de harceler ma famille, mes amis, la communauté australienne de breaking et la communauté plus large de danse de rue», soutient-elle.
Dans les jours qui ont suivi la compétition de breaking aux Jeux olympiques, de nombreux athlètes ont pris la parole publiquement pour défendre leur discipline alors que d’autres se sont portés à la défense de Raygun.
Le breaking ne sera pas de retour aux Jeux olympiques de Los Angeles en 2028.