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Rassurant dès son premier départ devant le filet du Canadien, Jacob Fowler n'est assurément pas un gars nerveux

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2025-12-12T05:00:00Z

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PITTSBURGH | Ceux qui craignaient que Jacob Fowler subisse un traumatisme en étant envoyé dans la mêlée derrière des coéquipiers qui se mélangent les lacets de patins en zone défensive peuvent être rassurés.

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Du moins pour l’instant.

À son premier départ dans la LNH, le gardien de 21 ans, appelé à la rescousse en raison des déboires de Samuel Montembeault et de Jakub Dobes, a tenu tête à Sidney Crosby et à ses coéquipiers des Penguins. L’Américain a repoussé 36 tirs, dont sept contre Crosby, en route vers sa première victoire : un gain de 4 à 2.

Du même coup, il a imité Ken Dryden, Patrick Roy et Carey Price, tous victorieux à leur premier départ, à Pittsburgh. Alléluia! Seigneur!

Photo Getty Images via AFP
Photo Getty Images via AFP

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En matinée, tant Martin St-Louis qu’Alexandre Carrier et Nick Suzuki avaient soutenu qu’il fallait mieux jouer « devant nos goalers ».

On ignore si c’est en raison de cette prise de conscience ou parce que les joueurs des Penguins ont été retardés en raison d’un accident sur l’une des artères principales menant au PPG Paints Arena, mais les locaux se sont à peine approchés du filet de Fowler au cours de la première période.

Il leur a fallu près de 10 minutes pour mettre le gardien du Canadien à l’épreuve une première fois. Puis, trois minutes supplémentaires pour obtenir un autre tir.

À ce moment, les attaquants des Penguins avaient bloqué plus de lancers provenant du bâton de leurs défenseurs que Fowler lui-même.

À en perdre la voix

Quatre tirs en 20 minutes. Voilà une entrée en matière que la recrue n’espérait probablement pas aussi douce. Car elle aurait pu être à double tranchant.

Mais Fowler est demeuré alerte. La deuxième période a permis à ceux qui ne l’avaient encore jamais vu à l’œuvre d’admirer l’étendue de son talent, de son calme à la rapidité de ses jambières.

Réchauffé en début d’engagement par un tir de la pointe d’Erik Karlsson et un autre habilement dévié par Sidney Crosby, Fowler s’est dressé coup sur coup devant Ben Kindel et Karlsson.

Une séquence d’arrêts qui a failli faire perdre la voix à Martin McGuire et à Bryan Mudryk, le descripteur anglophone des matchs du Canadien, qu’on a alors pu entendre s’époumoner derrière nous, sur la passerelle de presse. Une description bilingue, en stéréo, c'est spécial.

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Le genre de séquence prouvant que les Penguins commençaient à trouver leurs repères. Cela dit, sans être parfaits, les Montréalais ont donné beaucoup moins de liberté à leurs rivaux.

• Écoutez aussi cet épisode balado tiré de l'émission de Benoit Dutrizac, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :

Deux séparations pour le prix d’une

Pour la première fois de la saison, l’entraîneur-chef du Canadien avait choisi de séparer Mike Matheson et Noah Dobson. Une séparation qui a semblé faire du bien à la brigade défensive montréalaise.

Le Canadien a largement dominé les Penguins dans les chances de marquer, tant avec la paire formée de Matheson et de Carrier qu’avec celle formée d’Hutson et de Dobson.

Jusqu’à ce que les Penguins, animés par l’énergie du désespoir et le retour de Tristan Jarry sur le banc à la faveur d’un sixième attaquant, bombardent le filet du Canadien.

De marbre pendant que ses coéquipiers commençaient à retomber dans leurs vieilles habitudes, Fowler n’a jamais paru ébranlé, même après que Karlsson eut porté la marque à 4 à 2 avec cinq grosses minutes à écouler.

Crosby s’approche de Lemieux

L’attaque a également donné un sérieux coup de main au gardien recrue. C’est assurément plus facile de se sentir à l’aise quand vous avez un coussin de trois buts pour apprivoiser vos nouvelles fonctions.

Merci à Alexandre Texier, Brendan Gallagher et Cole Caufield.

Et quand les Penguins ont marqué leur premier but, les coéquipiers de Fowler, par l’entremise d’Oliver Kapanen, n’ont mis que 15 secondes à lui redonner une priorité de trois buts.

Soit dit en passant, en obtenant une mention d’assistance sur le but de Bryan Rust, Sidney Crosby s’est approché à quatre points du record de la concession détenu, vous l’aurez deviné, par Mario Lemieux.

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