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Rassemblements de 10 personnes pour les Fêtes: un scénario «préoccupant», selon un médecin épidémiologiste

TVA Nouvelles

2020-11-17T15:47:38Z

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Retrouver ses proches sans provoquer une recrudescence de la pandémie. Voilà le dilemme, en vue de la période de Noël.

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Même si la tendance semble s’être stabilisée au Québec, la courbe ne fléchit pas. Les résultats positifs à la COVID-19 dépassaient encore les 1000 par jour le week-end dernier, à cinq semaines des Fêtes.  

Peut-on réellement espérer des rassemblements de 10 personnes ou trois foyers dans un mois? Le Dr Gaston De Serres, médecin épidémiologiste à l’Institut national de santé publique du Québec, se dit préoccupé par ce scénario.  

  • Écoutez le journaliste Alexandre Dubé avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

«Une pandémie se nourrit du nombre de contacts que nous avons, rappelle-t-il. Est-ce qu’on peut organiser des Fêtes à 10 personnes ou trois foyers en maintenant la distanciation et diminuer le risque de transmission dans les milieux familiaux? Ce n’est pas impossible, mais c’est préoccupant.»

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«Je pense que le gouvernement étudie toutes les options, car on veut que les gens puissent savoir [ce qui se passera] pour le temps des Fêtes. C’est souffrant de ne voir personne dans nos foyers, actuellement.»

L'enjeu, selon le Dr De Serres, est qu’une nouvelle vague de cas déferle sur la province au lendemain du congé de Noël. 

«Nous sommes sur un plateau tolérable, mais assez élevé. Est-ce que cela donnera un élan qui augmentera les cas de façon substantielle? Je dirais que là est une grande préoccupation.»

Le plateau en question est observé depuis le début d’octobre, mais il varie d’une région à l’autre. Le gouvernement, qui s’alarme notamment de la flambée des cas dans Chaudière-Appalaches et au Saguenay–Lac-Saint-Jean, est donc face à un dilemme. 

«Il y a des régions où ç’a diminué et d’autres où ç’a augmenté. Globalement, dans la province, on reste collé autour de 1000 à 1300 cas quotidiens depuis déjà plusieurs semaines», note le Dr De Serres. 

Quel est le seuil tolérable?

L’autre problème que pose l’idée des rassemblements de 10 personnes concerne la quantité. Quel est le seuil tolérable d’apéros, soirées ou brunchs pour ne pas favoriser une transmission communautaire inquiétante? 

«C’est une situation qui pourrait être problématique. Si, au total, le nombre de personnes qu’on voit finit par être le même, mais qu’il est entrecoupé – trois heures avec un, trois heures avec l’autre –, le virus ne s’occupe pas de nos règlements. Si on lui donne la capacité de se transmettre, il va se transmettre.»

«Oui, on peut respecter à la lettre la consigne donnée, sans minimiser le nombre de contacts propices à la transmission. Je pense que, depuis le début de la pandémie, les décisions du gouvernement sont pour essayer d’équilibrer toutes les valeurs, soit de travailler et de voir les gens qu’on aime sans congestionner le système de santé.

«C’est un équilibre difficile à maintenir.»

En ce sens, le Dr De Serres reconnaît le dilemme social, puisque la période des Fêtes est celle des rassemblements entre proches. 

Les gens ont soif de contacts sociaux. C’est une période où l'on voudrait retrouver les gens qu’on aime. 

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