Rassemblement antimasques sans grand impact en Outaouais
Pierre-Jean Séguin
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L'invitation avait été lancée en grande pompe sur le web, mais à peine une poignée de personnes était présente en milieu d'après-midi, samedi, à Papineauville, en Outaouais, dans le cadre d'une manifestation proliberté individuelle.
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L'événement qui doit s'étaler jusqu'à dimanche dans un champ à proximité de l'autoroute 50 doit réunir quatre orateurs.
«On veut que les gens fassent du réseautage», a dit Mona, la porte-parole désignée pour répondre aux questions des médias.
D'ailleurs, la méfiance envers les journalistes est bien palpable; on a interdit à l'Agence QMI l'accès au site pour observer les installations et prendre des photos.
Même s'il est impossible de quantifier le nombre de participants présents sur ce terrain privé, la porte-parole a tout de même précisé qu'à peine quelques campeurs avaient passé la nuit dans des tentes. «Surtout des organisateurs», a-t-elle avoué.
Un chapiteau, un enclos avec des animaux, des projections pour les enfants, rien ne semblait avoir été ménagé pour la tenue de cet événement. Cependant, on ignore si les organisateurs ont été en mesure de respecter leur engagement.
La Sûreté du Québec (SQ), qui devait avoir à l'œil le déroulement du rassemblement dans le respect des normes sanitaires et d'un ensemble de réglementation, n'était pas visible lors de notre passage samedi.
L'un des invités de l'événement, Jonathan Blanchette, alias Joe L'Indigo, parle d'oppression et de répression des gouvernements pour expliquer le port obligatoire du masque dans des lieux publics fermés.
«C'est une aberration», a-t-il dit, jugeant que les gouvernements devraient avant tout s'occuper de fournir un toit, de la nourriture, des vêtements et un travail décent à la population.
Un citoyen de Montebello rencontré sur place s'est montré intéressé par cette «manifestation» antimasques, mais il s'est résigné à faire demi-tour lorsqu'il a vu le coût d'entrée de 30$.
«En 2020, dans une société civilisée, je ne comprends pas pourquoi personne n’apprend ses droits», a dit Jonathan Blanchette, qui affirme n'avoir rien contre ceux qui portent le masque.
«Les gens ont envie de choisir», a-t-il souligné.