Tous les résultats
Publicité

Quitter la NCAA: la décision la plus importante de la vie d’A.J. Greer

Il a fini ses études l’année dernière

A.J. Greer estime que sa décision de quitter la NCAA au profit de la LHJMQ a été bénéfique pour son développement.
A.J. Greer estime que sa décision de quitter la NCAA au profit de la LHJMQ a été bénéfique pour son développement. Getty Images via AFP
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2025-06-16T18:51:57Z

Partager

FORT LAUDERDALE | À sa deuxième saison à l’Université de Boston, A.J. Greer a pris une décision qui allait influencer le reste de sa carrière de hockeyeur et de sa vie.

À 19 ans, il a décidé de renoncer au hockey de la NCAA pour se joindre aux Huskies de Rouyn-Noranda. Dans le contexte actuel, où les joueurs n’ont plus à choisir l’une ou l’autre des deux avenues, qui peuvent désormais s’entrecroiser, sa décision de l’époque est intéressante. Mais elle n’avait pas enchanté ses parents.

«Quand je les ai appelés pour leur dire que je pensais aller à Rouyn, ils n’étaient pas les parents les plus contents parce que je laissais une éducation universitaire de 250 000$ dans l’une des meilleures universités au monde.

«J’ai dû leur expliquer pourquoi je prenais cette décision et comment ça allait aider ma carrière sur le long terme. Je leur ai fait la promesse que j’allais revenir à l’école et j’ai fini en mai 2024 à l’Université de Boston. Mes parents, mon fils et ma femme étaient là pour ma graduation.»

Bonne décision

Sa décision était irréversible, puisqu’en 2016, les joueurs qui avaient disputé aussi peu qu’un seul match dans la Ligue canadienne de hockey ne pouvaient pas jouer dans la NCAA. Mais il estime que cette décision était la meilleure pour lui.

Publicité

S’il ne s’en va pas jouer en Abitibi, parvient-il à atteindre la Ligue nationale quand même? Il croit que oui, mais le chemin aurait pu être bien différent.

«Je crois que si tu as la mentalité de jouer dans la LNH et que tu y crois, peu importe où tu as joué, tu vas te rendre.

«En même temps, je ne crois pas que mon développement aurait été aussi bon. J’ai été mis dans des situations à Rouyn qui m’ont permis de jouer beaucoup plus de hockey. Je suis allé à la Coupe Memorial, ça m’a permis de signer un contrat professionnel, je suis allé tout de suite dans la Ligue américaine et trois semaines après le début de la saison, j’ai joué dans la LNH. J’ai vécu mon rêve un an et demi après la plus grosse décision de ma carrière.»

Un diplôme

Greer l’a mentionné, il a respecté la parole qu’il avait donnée à ses parents et il a terminé ses études en obtenant un baccalauréat en Liberal Art. Il ne sait pas encore s’il poursuivra ses études pour tenter d’obtenir une maîtrise.

Et dans son désir d’aller chercher le diplôme qu’il avait laissé en veilleuse en quittant Boston University avant la fin de sa scolarité, Greer a reçu une aide qu'il n'attendait pas.

«J’ai commencé la deuxième semaine de la COVID. Je me demandais ce que je ferais de mes journées et ma femme m’a poussé à appeler à l’université. Je ne pensais pas qu’ils seraient ouverts à m’aider comme c’est moi qui suis parti.

«J’ai appelé le directeur des sports et dès le premier jour, il m’a dit qu’ils allaient m’aider et qu’ils allaient payer. Ils ont honoré ma bourse.»

Publicité
Publicité