Voici ce qui manque au bonheur d’Isabel Richer
Sabin Desmeules
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Récemment, on présentait le film Youngblood : Le hockey dans le sang en grande première à Montréal. On a croisé le papa, la maman et un ami d’Henri Picard. Ce dernier est en vedette dans ce remake de 1986, et son entourage ne voulait pas manquer l’occasion de voir ses prouesses sur la glace !
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Son fils est l’une des têtes d’affiche de Youngblood : Le hockey dans le sang. Isabel Richer en est bien fière ! « C’est beau de le voir faire son chemin et réaliser un rêve qu’il portait depuis longtemps. Quel que soit le métier qu’il aurait choisi, ce qui est le plus cher à mes yeux, c’est de le voir heureux dans ce qu’il fait. » La comédienne est on ne peut plus consciente que son fils a choisi un métier difficile et incertain. « On ne sait jamais de quoi sera fait demain, mais pour l’instant, ça va bien. »
Alors que fiston joue dans la nouvelle version du classique de 1986 qui mettait en vedette Rob Lowe et Patrick Swayze, l’amoureux d’Isabel, qui est un fan fini de l’œuvre originale, s’est réjoui que son fils participe au remake ! « Il adore ce film. Moi, je n’ai jamais vu Youngblood!, admet-elle. Quand j’étais jeune, je n’étais pas une fan de films de hockey. Il y a plein de gens de mon entourage qui n’en revenaient pas quand ils ont su qu’Henri jouait là-dedans. Moi, je ne l’ai toujours pas regardé. Cette nouvelle version, avec mon fils, va être LE Youngblood, pour moi ! »
Si son fils tente une percée à l’étranger en anglais, Isabel, elle, n’y a jamais songé au cours de sa carrière. « Si c’était arrivé, d’accord... Mais j’ai beaucoup travaillé ici et je ne pense pas que j’aurais été du genre à tout laisser ici pour partir. Ceux qui font ça, je les trouve très courageux ! Si on m’avait proposé quelque chose, oui, je serais peut-être partie un peu. Mais je n’aurais peut-être pas eu le courage de partir longtemps et de tout abandonner pour aller faire carrière à l’étranger. »
L’actrice est comblée par la vie et le travail. Elle commencera à tourner dans la troisième saison de Dumas ce printemps, dès le mois de mai. Une seule chose manque à son bonheur. « J’aimerais refaire du cinéma. J’ai eu un petit rôle dans Les hommes de ma mère, d’Anik Jean, il y a trois ans. Là, je referais volontiers du cinéma ! »
Luc Picard a envie de l’Europe

Le père d’Henri Picard était à la première de Youngblood pour encourager fiston. L’an dernier, Luc Picard a dirigé son fils dans son film Rédemptions, qui devrait voir le jour au cours de la prochaine année. « On développe non pas une relation père-fils, mais une relation artiste-artiste, une relation homme-homme. C’est comme un autre... Henri, dans la vie, il m’appelle papa. Mais sur un plateau, il m’appelle Luc. Et c’est cool. C’est parfait. C’est un bon réflexe de sa part. »
En ce moment, Luc se croise les doigts : il espère qu’il aura l’occasion de présenter son film dans les festivals. Tourner Rédemptions lui a donné envie d’élargir les horizons de sa carrière. « J’ai un petit peu le goût d’aller tourner en France. Rédemptions se passe à moitié à Paris, à moitié à Montréal. Alors, j’en ai tourné une bonne partie en Europe (à Paris et à Bruxelles). J’ai passé un mois et demi là-bas, pour le film, l’an dernier. C’est quand même le fun de voir d’autres façons de travailler, d’autres façons d’approcher le cinéma ! Et en vieillissant, j’aime ça de plus en plus aller faire mon tour en Europe ! » Le comédien et réalisateur québécois a notamment dirigé l’acteur français Gérard Lanvin. Et ce ne sera peut-être pas son unique occasion de travailler avec des stars européennes. « Il se peut que j’aille tourner un film en France, mais ça, ce n’est pas encore officiel. »
Noah Parker entre Montréal, Toronto, les États-Unis et l’Angleterre

Il a le vent dans les voiles. Le jeune acteur Noah Parker se fait de plus en plus connaître à l’étranger. « J’ai un film qui s’appelle Crash Land qui s’en va au festival de films South by Southwest, au Texas. Ça va sortir cette année. C’est une coproduction américano-canadienne que j’ai tournée en anglais, à Toronto, l’année passée. » Il sera dans le même générique que Finn Wolfhard, qu’on a connu dans Stranger Things. Rappelons que Noah a une diction parfaite dans la langue de Shakespeare. « Mon père est néo-zélandais, j’ai donc grandi en étant bilingue », note-t-il.
Et le comédien s’en va à Londres à la fin mars pour tourner dans le long métrage Lunar Sway. « Ça devrait sortir cette année. » Les portes d’une carrière internationale sont ouvertes. Est-ce quelque chose qu’il recherche ? « Ce n’est pas quelque chose que je cherche. C’est quelque chose qui s’est présenté à moi. J’auditionne autant ici que là-bas. Si ça donne que j’ai la chance de faire des rôles là-bas, je les fais. Je n’ai pas envie de m’expatrier. Je vais tout le temps continuer à faire des projets ici. C’est juste qu’en ce moment, j’ai la chance de faire des choses à l’étranger. Mais j’ai un amour pour Montréal et je voudrais tout le temps rester ici. C’est ma ville. Mes amis sont ici, ma famille est ici. »