Tous les résultats
Publicité

Qu’est-ce que Draisaitl a donc bien pu penser?

Photo portrait de Marc de Foy

Marc de Foy

2024-06-11T23:30:00Z

Partager

J’ai écrit avant la finale de la Coupe Stanley que je ne voyais pas comment les Panthers de la Floride pouvaient perdre. Et ce, même si je persistais à prédire que les Oilers d’Edmonton l’emporteraient.

• À lire aussi: L’état de santé de Barkov progresse bien

• À lire aussi: Mission accomplie pour les Panthers à la maison

C’est donc dire que je fais du chapeau puisqu’on dit que seuls les fous ne changent pas d’idée.

Je sais, je sais que ce n’est pas fini tant que ce n’est pas fini, comme le disait si bien Yogi Berra, qui avait une façon bien à lui de décrire les choses.

Voici un autre exemple: «Le baseball est 90% mental, l’autre moitié, c’est physique.»

Une équipe déboussolée

On pourrait transposer cette allégorie au hockey. Les Oilers ne savent plus où ils en sont contre les Panthers. Ces derniers jouent dans leur tête.

L’attaque des Oilers crie famine. Un petit but en deux matchs, aucun but en sept supériorités numériques. Le Monstre à deux têtes n’a fait peur à personne en Floride. Un but pour Connor McDavid, zéro point pour Leon Draisaitl.

La bonne nouvelle est que ça ne pourra être pire à Edmonton. Mais si ça ne change pas, la saison prendra fin samedi soir.

Publicité

Vous l’aurez lu ici.

Et si les Oilers reprennent de la vigueur devant leurs partisans, rien n’assure, encore là, qu’ils vont gagner. ll faudrait que Stuart Skinner rivalise avec Sergei Bobrovsky, arrêt pour arrêt. Mission qui semble tout à fait impossible.

Suspension de mise?

À moins que Aleksander Barkov soit incapable de revenir au jeu. C’est un méchant coup de coude que Draisailt lui a asséné à la mâchoire.

Chaque fois qu’on assiste à un geste pareil de la part d’un bon joueur, on entend qu’il a agi sous le coup de la frustration.

Foutaise!

Les Oilers ne tiraient de l’arrière que par un but à ce moment-là et il restait 9 min 28 s à jouer en troisième période. Draisailt aurait dû savoir.

Qu’est-ce qui lui est passé par la tête?

Les Panthers lui ont fait payer son geste salaud en augmentant leur priorité à 3 à 1.

Reste que la sanction aurait pu être plus sévère. Une suspension pourrait même être appropriée.

Draisaitl a frappé non seulement Barkov dans un angle mort, il a clairement pris un élan pour sortir du jeu le capitaine des Panthers. Ses patins ne touchaient pas la glace lors du contact, ils étaient dans les airs.

Ça s’appelle un assaut.

On le voit très bien dans la vidéo qui accompagne ce texte.

Draisaitl affirmera qu’il ne voulait pas le blesser, mais en y mettant de l’extra, on peut douter de ses intentions.

On va appeler ça un hockey play et ça va sombrer dans l’oubli.

Eetu Luostarinen, coéquipier de Barkov, semble s’en être mieux tiré lorsque Warren Foegele l’a frappé genou contre genou, mais il risque d’avoir le genou en compote le reste de la série.

Au moins, Foegele a été chassé de la rencontre.

Rien n’intimide les Panthers

Les Oilers ont maintenant deux jours pour se recentrer et panser leurs plaies. Le troisième match sera une question de vie ou de mort pour eux.

Les Panthers ne devraient pas être trop nerveux à la vue de la marée de chandails des Oilers à Rogers Place.

Rien ne les intimide.

Ils n’ont subi qu’une défaite à leurs sept premiers matchs sur les patinoires étrangères dans les séries.

Cette équipe est en mission depuis la fin de la finale de l’an dernier, qu’elle avait perdue aux mains des Golden Knights de Vegas. Elle a traversé la saison en se disant que rien ne pourrait l’arrêter. Elle n’est plus qu’à deux victoires de son objectif.

Les Oilers ne sont pas morts, mais ils ne sont pas forts.

Et, non, celle-là ne vient de Yogi Berra.

Publicité
Publicité