Quelques plaies à guérir pour Boivin


Jean-François Racine
Partager
La première journée de repos prévue lundi permettra à certains coureurs de l’équipe Israel-Premier Tech de guérir quelques éraflures mineures.
• À lire aussi: Tour de France : La rédemption pour Dylan Groenewegen
Au moins trois coureurs ont goûté au bitume, mais sans gravité. Le Britannique Chris Froome a même chuté une deuxième fois en autant de jours.
Même si les plaies sont souvent anodines, la douleur et l’inconfort peuvent perturber un peu le sommeil et déranger la récupération. Comme les autres, l’équipe IPT ira pédaler environ deux heures lundi.
À Dunkerque
L’ensemble du groupe devrait être bien en selle prêt à attaquer la 4e étape demain à Dunkerque.
Un carambolage avec environ une dizaine de kilomètres à faire dans l’épreuve a mis fin aux espoirs de quelques cyclistes.
Hugo Houle a minimisé l’impact des blessures de ses coéquipiers après avoir échangé quelques mots avec la fille de Jakob Fuglsang.
« Plusieurs gars se sont empilés pour aucune raison. Le château de cartes a fait une cassure au peloton. Jakob Fuglsang a réussi à passer, mais Froome, Neilands et Boivin sont tombés. J’ai contourné, mais à la vitesse que ça roulait, je ne suis pas rentré », a-t-il affirmé.
Dans une étape sans histoire, le Québécois ne pouvait inventer des faits saillants. « C’était tranquille. Les conditions étaient favorables. Principalement du vent de face et dans le final, il n’y avait absolument rien à faire. »
Pour les Québécois, le séjour au Danemark a permis d’éviter les erreurs coûteuses.
Ralenti par la chute, Guillaume Boivin a fini la journée dans un groupe à 39 secondes du vainqueur. L’athlète regardait son côté droit meurtri, mais sans trop d’inquiétudes. « Je me suis un peu râpé, mais rien de trop grave. Vraiment presque rien. »
Bon départ
De son côté, Antoine Duchesne a terminé l’étape à 2 min 35 s de Groenewegen. « On a été pris dans la chute. La route était bloquée. Je me suis relevé parce que mon travail était fini. Il n’y avait plus d’intérêt à forcer. »
Dans son équipe, le Français David Gaudu (46e) et le Suisse Stefan Küng (60e) n’ont pas perdu de temps au classement. « La journée s’est très bien déroulée. C’est un bon départ et le boulot a été fait. On a pu parler avec le monde et faire une partie de l’étape sans stress. »
Pour sa part, le Canadien Michael Woods, habituellement généreux avec la presse, semble plus nerveux qu’à l’habitude. Le natif d’Ottawa disparaît très rapidement aussitôt que possible.