Quelques bières pour célébrer l'exploit de s'être qualifié pour une première Coupe du monde


Richard Boutin
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Il a failli chuter dès le départ, mais Franck Kirscher a été en mesure de franchir le fil d’arrivée en un seul morceau et sans endommager sa monture.
Portant les couleurs de la France, son pays natal, le coureur de 40 ans de Saint-Ferréol-les-Neiges qui vivait son baptême de la Coupe du monde en compagnie de son ami ingénieur William Boisvert qui a fabriqué sa bécane, a même eu droit aux bons mots de la médaillée olympique Marie-Hélène Prémont après la course.
«J’étais nerveux, nerveux au départ et j’ai même failli chuter après dix mètres quand mon pied a “déclipé”. Je n’ai pas bien dormi la nuit dernière. J’ai failli chuter à quatre ou cinq reprises. J’ai souffert physiquement et je n’ai pas été en mesure de terminer à la vitesse que je souhaitais.»
Sans attente quand il s’est présenté au départ, Kirscher a finalement terminé en 99e place. Les 60 premiers poursuivaient leur route en demi-finale.
«Je suis quasiment content de ne pas m’être qualifié pour la demi-finale parce que je n’aurais peut-être pas tenu le coup, a-t-il souligné. Le calibre est tellement élevé que je n’avais aucune attente. L’objectif est atteint et je vais maintenant aller prendre quelques bières avec William.»
Une demi-finale pour son retour
Loin de son vélo pendant deux ans, Hugo Langevin avait toujours la piqûre et il a décidé de reprendre la compétition. Après quelques courses au Québec et deux épreuves aux États-Unis, le coureur de 29 ans de Bromont s’est présenté au championnat canadien dans l’Ouest, où son résultat lui a permis de se qualifier pour la Coupe du monde, un premier événement international depuis 2019.
«Mon premier objectif était de me qualifier pour la demi-finale et c’est mission accomplie malgré tout, a raconté l’auteur de la 56e place (les 60 premiers passaient à la ronde suivante). Je ne suis pas vraiment content de ma descente parce que j’ai commis deux grosses erreurs dans le haut du parcours, mais je me suis qualifié.»
Au terme de sa participation au championnat mondial au Mont-Sainte-Anne en 2019, Langevin avait mis un terme à sa carrière. «J’aimais encore ça, mais j’ai arrêté pour une question d’argent. À l’été 2023, j’ai décidé de me racheter un vélo. Je l’ai fait pour le plaisir.»
Contrairement aux professionnels, Langevin, comme nous le disait son père qui l’accompagne, occupe un emploi à temps plein. «Il posait de la brique lundi et mardi avant de venir au Mont-Sainte-Anne», a souligné le paternel avant de servir une chaleureuse accolade à fiston quand sa qualification a été officialisée.
En demi-finale, Langevin a terminé au 54e rang.