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Quelles tables se démarqueront auprès du Guide Michelin Québec?

PHOTO FOURNIE PAR TERRY BOUTTE

Tommy Dion

2026-04-23T15:30:00Z

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Dans moins de deux semaines, la deuxième sélection du Guide Michelin Québec sera dévoilée. Montréal sera-t-elle encore en reste ? Les régions resteront-elles aussi bien servies par la vague rouge ? Et Québec confirmera-t-elle son statut de grande gagnante ? L’heure est aux prédictions – voici les miennes.

Maintiens des acquis

Comme le guide est encore jeune au Québec, j’ai peine à croire que les tables déjà récompensées verront leur sort changer. Peu de bouleversements majeurs à prévoir, du moins pour cette année.

Nouveaux Bibs Gourmands

Le Bib Gourmand récompense les tables où l’on mange très bien sans faire exploser l’addition (entrée, plat et dessert ou verre de vin à moins de 70 $). L’an dernier, 17 restaurants québécois figuraient dans cette catégorie. Cette année, j’aimerais voir entrer quelques oubliés de choix tels que la pizzéria chouchoute Elena, le japonais Kitano Shukudo qui offre l’un des meilleurs rapports qualité/prix en ville ou le Pichai, fabuleuse table qui célèbre la cuisine thaïlandaise aux côtés de pinards bien sentis.

Mon cœur espère grandement y voir une représentation marocaine contemporaine avec le Darna Bistroquet, le Baumier – Bar à vins à Piedmont, ainsi que Coquette et Courtbouillon dans la Capitale-Nationale.

Le Darna Bistroquet
Le Darna Bistroquet PHOTO FOURNIE PAR LE DARNA BISTROQUET

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Nouvelles étoiles vertes

L’Auberge Saint-Mathieu et Espace Old Mill détiennent actuellement une Étoile Verte, distinction récompensant les restaurants engagés dans une approche durable et écoresponsable. La troisième, attribuée à Alentours, s’est malheureusement éteinte avec la fermeture récente du restaurant. Je prédis cette année un total de quatre. Parcelles, à Austin, et Les Mal-Aimés, à Cookshire-Eaton, me semblent des candidates très plausibles. Deux adresses où l’expression « du champ à l’assiette » prend tout son sens.

Les Mal-Aimés
Les Mal-Aimés PHOTO FOURNIE PAR LES MAL-AIMÉS

Et de nouvelles recommandations

En 2025, 73 établissements figuraient parmi les recommandations. Je m’attends à ce que d’autres s’ajoutent à la liste cette année, possiblement une quinzaine. Je pense notamment à l’intemporelle table italienne du duo Faita-Forgione Impasto, le Gia et le Nora Gray par les vétérans Ryan Gray et Emma Cardarelli, la nouvelle fonda fina Bar Luz, l’infatigable Chien Fumant avec ses restaurateurs modèles ou même l’institution du quartier Saint-Henri, le Tuck Shop. À Québec, je verrais également les intimes et bienveillantes tables Verre Pickl’ et le Saison, sans oublier le Restaurant 1668 en Beauce, le Bistro Kapzak à Granby ou Le Coureur des Bois à Belœil.

Le Chien Fumant
Le Chien Fumant PHOTO FOURNIE PAR LE CHIEN FUMANT

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Verre Pickl'
Verre Pickl' PHOTO FOURNIE PAR VERRE PICKL'

Nouvelles étoiles

Avant toute autre catégorie, tous les regards seront d’abord braqués sur les établissements qui auront réussi à offrir des performances sans faute aux inspecteurs. Car il ne suffit pas d’une seule visite parfaite pour décrocher une étoile : avant de trancher, le Guide Michelin peut faire revenir un restaurant à trois, quatre, voire cinq reprises, avec différents inspecteurs. La clé, ici, c’est la constance.

Cela dit, mon petit doigt me dit que Le Mousso, Alma, Sushi Nishinokaze, à Montréal, ainsi que Asteur, à Boisbriand, figurent parmi les grands favoris. J’ajouterais aussi l’Auberge Saint-Mathieu, à Saint-Mathieu-du-Parc, qui pourrait très bien obtenir une étoile rouge en plus de sa verte. Et je pousse même l’exercice plus loin : j’aimerais voir Samy Benabed repartir avec le prix du Jeune Chef Michelin. J’aurai également sous le radar la table tadoussacienne Chez Mathilde et le discret – et très sous-estimé Lawrence.

Alma Montréal
Alma Montréal PHOTO FOURNIE PAR ALMA MONTRÉAL

Le Mousso
Le Mousso PHOTO FOURNIE PAR TERRY BOUTTE

Le Lawrence
Le Lawrence PHOTO FOURNIE PAR RACHEL CHENG

La grande question, toutefois, demeure la suivante : le Michelin aura-t-il réellement compris la scène montréalaise ? Tandis qu’à Toronto et à Vancouver, respectivement 13 restaurants étoilés sur 15, ainsi que 11 sur 12 proposent presque exclusivement des menus dégustation, ce n’est pas ce qui fait briller la scène montréalaise – et ce pour quoi elle est aussi reconnue à l’internationale.

À mes yeux, un signal serait clair : si Mon Lapin, sacré meilleur restaurant au Canada à deux reprises et classé #2 en Amérique du Nord, obtient une étoile, on pourra dire que le guide aura amorcé un virage pertinent pour les années futures.

Sinon, il faudra sérieusement se demander si les inspecteurs ont su s’adapter à la ville qu’ils évaluent.

Le suspense prendra fin le 6 mai prochain, sur le coup de 9 h 30 !

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