Le maire Bruno Marchand souhaite que Québec devienne la Belgique du vélo en créant encore plus d’espaces réservés aux cyclistes.
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Devant un parterre conquis, le maire a lancé un vibrant plaidoyer sportif lors du lancement des activités des Grands Prix cyclistes de Québec et Montréal. S’il reste des critiques, elles seront vraisemblablement balayées.

«Ce qu’on [veux] depuis longtemps à Québec et Montréal, ce n’est pas simple pour personne mais il y a une raison pourquoi on le fait. Ces raisons, on les assume probablement encore plus que jamais», a-t-il mentionné.
Placement mondial
Si l’entente avec l’organisation des courses vient à échéance cette année, la négociation s’annonce plutôt simple pour Bruno Marchand qui y voit un placement mondial inégalé et une visibilité internationale impossible à reproduire.
«Ça nous permet d’accueillir des gens qui ont envie de revenir. Ça nous permet de faire rêver les jeunes Québec va devenir la Belgique du vélo. On le souhaite, on y travaille. Vous avez vu les actions posées», a-t-il ajouté en référence aux nouveaux aménagements à travers le territoire.
Le maire de Québec n’a pas l’intention de freiner son élan. Au contraire. Il veut créer des occasions, créer des endroits et créer une culture.
«De dire à une communauté que peu importe comment tu fais du vélo, on est tous cyclistes à un moment donné. Malheureusement, ou heureusement, les changements climatiques font qu’on va tous l’être plus. Qu’on aime ou pas le vélo. Et si on ne veut jamais prendre le vélo, on sera content que d’autres le prennent. Ça libérera de l’espace sur les routes.»
Le PDG des Grands Prix, Sébastien Arsenault, était très heureux de cet accueil.

«Peu importe les obstacles qui se dressent sur le parcours, chaque année, c’est un charme. On peut compter sur le soutien des Québécois pour nous souligner parfois que les routes sont dans un état quelconque. Ça nous permet de ne pas dire un mot et de s’assurer que le travail va être fait.»
Le financement
Sur le plan plus sportif, le patron s’attend à nouveau à une course très relevée. «Pour nous, c’est un gage de respect de s’assurer que les directeurs sportifs alignent les meilleurs coureurs qui sont dans la meilleure forme possible», a-t-il répondu devant l’absence de quelques stars.
Selon lui, les Yates, Alaphilippe, Girmay, Matthews, Woods et plusieurs autres offriront à nouveau un magnifique spectacle.
La Ville de Québec pourrait également ajouter d’autres événements dans le futur comme le retour d’une cyclosportive ou une course féminine. «Le but, c’est de poursuivre la croissance. On va forcément tout faire pour greffer d’autres événements. À Montréal, ce sera le même élan», a ajouté M. Arsenault.
Le financement demeure toutefois un défi majeur puisque comme partout ailleurs, les coûts ont aussi augmenté. «C’est le nerf de la guerre.»

