Tous les résultats
Publicité

Arruda défend la sécurité du vaccin AstraZeneca

TVA Nouvelles

2021-03-11T15:50:35Z
2021-03-11T22:53:13Z

Partager

Le Québec n’entend pas pour l’instant emboîter le pas à plusieurs pays européens, qui ont suspendu de façon préventive l’administration du vaccin AstraZeneca en raison de craintes liées à la formation de caillots sanguins.

• À lire aussi: Plusieurs pays suspendent par précaution le vaccin d'AstraZeneca

• À lire aussi: COVID: le risque de caillot sanguin n'est pas plus élevé chez les personnes vaccinées

«La Santé publique et tous les experts suivent l’évolution de la situation concernant le vaccin d’AstraZeneca de très près. Pour l’instant, nous n’avons pas d’informations qui nous permettent de croire que ce vaccin présente plus de risques qu’un autre», a indiqué le directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda, dans une déclaration jeudi.

Celui-ci assure que les autorités sanitaires «poserons les gestes appropriés» si la situation devait changer.

«Je tiens à réitérer que tous les vaccins qui sont offerts au Québec sont efficaces et que les données sur le terrain montrent une équivalence dans la prévention des formes graves de la COVID-19. Il ne faut pas hésiter à recevoir le vaccin», a ajouté le Dr Arruda.

Publicité

Il a rapidement reçu l'appui du ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, qui a maintenu son plan de match.

Cette semaine, le Québec a reçu une première livraison de 113 000 doses du vaccin de la pharmaceutique AstraZeneca, le troisième à avoir été autorisé au pays.

Suivant les recommandations du Comité sur l'immunisation du Québec (CIQ), le gouvernement l'utilise pour vacciner certains individus à domicile puisqu'il est plus facile à transporter. En effet, ce vaccin n'a pas besoin d'être congelé et peut être utilisé pendant 48 heures une fois la fiole entamée.

Au Salon bleu, jeudi, le ministre Christian Dubé a indiqué que l'opération de vaccination à domicile avait bel et bien débuté. «C'est environ 20 000 personnes que nous nous attendons de pouvoir vacciner au cours des deux prochaines semaines», a-t-il précisé.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) n'était toutefois pas en mesure de préciser combien de doses du vaccin d'AstraZeneca ont déjà été administrées dans la journée de jeudi.

Le Danemark, la Norvège et l'Islande ont suspendu jeudi «par précaution» l'utilisation du vaccin AstraZeneca contre la Covid-19, malgré des déclarations rassurantes du régulateur européen et du fabricant.

«On suit la situation étroitement. Nos collègues de Santé Canada sont en étroite communication avec leurs homologues en Europe», a de son côté assuré le sous-administrateur en chef de la santé publique au Canada, le Dr Howard Njoo.

Publicité

Certains pays européens, comme l’Italie, ont préféré uniquement suspendre l’utilisation d’un lot de vaccins d’AstraZeneca. Ce lot, indique le Dr Njoo, n’est pas celui qui a été envoyé au Canada, puisque les doses reçues au pays proviennent du Serum Institute, en Inde.

«Ce n’est pas un problème avec le vaccin ou avec ses caractéristiques, c’est peut-être un enjeu lié à la production d’un lot spécifique», a-t-il avancé.

L'Agence européenne des médicaments (EMA) a elle aussi voulu se montrer rassurante.

«Les informations disponibles à ce jour indiquent que le nombre de thromboembolies chez les personnes vaccinées n'est pas supérieur à celui observé sur l'ensemble de la population», a affirmé jeudi après-midi l'EMA après les décisions des trois pays nordiques.

Lundi, l'Autriche avait annoncé avoir cessé d'administrer un lot de vaccins produits par le laboratoire anglo-suédois, après le décès d'une infirmière de 49 ans qui a succombé à de «graves troubles de la coagulation» quelques jours après l'avoir reçu.

Quatre autres pays européens, l'Estonie, la Lituanie, la Lettonie et le Luxembourg, avaient suspendu dans la foulée les vaccinations avec des doses provenant de ce lot, livré dans 17 pays et qui comprenait un million de vaccins.

Une enquête préliminaire de l'EMA avait déjà estimé mercredi qu'il n'existait aucun lien entre le vaccin d'AstraZeneca et le décès survenu en Autriche.

- avec Vincent Larin, Agence QMI et l'AFP

Publicité
Publicité