Ventilation dans les écoles: des profs devant les tribunaux pour forcer Québec à refaire son étude
Daphnée Dion-Viens | Journal de Québec
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Des syndicats d’enseignants devant les tribunaux pour forcer Québec à refaire son étude sur la ventilation dans les écoles.
La Fédération autonome de l’enseignement (FAE) a déposé mardi une demande d’injonction à la Cour supérieure pour forcer Québec à refaire son étude sur la ventilation dans les écoles, jugée biaisée par les syndicats d’enseignants.
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Les analyses de qualité de l’air qui ont été réalisées dans le réseau scolaire ne permettent pas de connaître le taux réel de Co2 dans les écoles, selon la FAE. Un taux élevé de dioxyde de carbone dans une classe pourrait augmenter les risques de propagation de la COVID-19.
En s’appuyant sur un rapport d’expertise en qualité de l’air de la firme EXP, la fédération affirme que la méthodologie utilisée par Québec pour réaliser ces tests comprend de «nombreux biais méthodologiques» et que la stratégie d’échantillonnage privilégiée par le ministère de l’Éducation présente plusieurs «défaillances», ce qui laisse planer «une grande incertitude» quant à la validité des données récoltées, affirme la FAE par voie de communiqué.
« Le gouvernement doit refaire ses devoirs et recueillir des données qui témoignent du portrait réel des taux de concentration de CO2 dans les classes afin d’être en mesure d’apporter les correctifs nécessaires pour freiner la propagation du virus, notamment ses variants, dans les écoles», affirme son président, Sylvain Mallette.
La Fédération autonome de l’enseignement représente près de 49 000 enseignants québécois, dont ceux de Montréal, Laval, l’Outaouais et Québec.