Que se passe-t-il avec Josh Anderson?

Dany Dubé
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En regardant le match contre les Islanders de New York, jeudi soir, j’ai fait deux constats : premièrement, le Canadien de Montréal n’était pas en mode séries et, deuxièmement, l’un des joueurs de soutien les plus importants de l’équipe dans ce genre de match, Josh Anderson, n’est pas l’ombre de lui-même présentement.
Je n’ai pas le choix de reconnaître que ça m’inquiète, particulièrement la tenue du numéro 17 du CH.
Jeudi soir, les Islanders étaient en mode séries éliminatoires, mais pas le Canadien. Comment ça se traduit ? Certainement pas dans l’étalage du talent pur, mais plus dans sa détermination à faire les choses qui ne sont pas agréables à faire. Il fallait simplement regarder le capitaine des Islanders, Anders Lee, se comporter, jeudi, pour comprendre.
Il a passé sa soirée devant le filet du CH, il a pris des coups pour l’équipe et est allé chercher les rondelles libres.
Et quand je dis qu’il a pris des coups pour l’équipe, j’exagère peut-être un peu. La brigade défensive du Canadien n’a pas donné beaucoup de fil à retordre aux Islanders, jeudi soir.
Une unité défensive en mode séries s’assure d’empêcher l’adversaire de pénétrer dans l’enclave, et elle le fait constamment et régulièrement. On n’a pas vu ça du Canadien.
Quelque chose cloche avec Anderson
J’en reviens donc au gros ailier du Canadien, parce qu’il est d’une importance immense aux succès du CH, même si on en parle peu.
Évidemment, quand on parle des joueurs qui sont essentiels à l’ascension de l’équipe en séries, les yeux d’à peu près tout le monde sont sur les gros canons offensifs, ainsi que sur les gardiens de but.
On néglige toutefois l’importance de Josh Anderson. Rappelez-vous seulement ce qu’il a donné au Canadien l’an dernier, lors de la série face aux Capitals de Washington.
Un rôle de leader à assumer
Il n’est pas demeuré avec le CH toutes ces années en raison de son talent offensif, et il en est parfaitement conscient. S’il est encore dans la rotation, c’est pour des raisons que tout le monde connaît : son engagement physique, sa passion, sa vitesse, sa force physique. Quand tout ça est réuni, il est en mesure d’avoir un impact que très peu d’attaquants chez le Canadien peuvent avoir.
Quand ça arrive, le reste de l’équipe le suit.
Un impact en déclin
L’an dernier, Anderson avait terminé la saison avec un ratio de 9,1 mises en échec par tranche de 60 minutes. C’est énorme.
Cette saison, il passe à peu près autant de temps sur la patinoire que l’an dernier (14 min 19 s en moyenne l’an dernier et 14 min 21 s cette saison). Pourtant, son ratio de mises en échec par 60 minutes est passé à 7,63.
Oui, sur le plan offensif, il a 12 buts et se dirige vers sa meilleure production en attaque en quatre ans.
Mais, comme je l’écrivais plus haut, ce n’est pas pour ça qu’Anderson est avec le Canadien.
Quand je parlais de faire les choses désagréables sur une patinoire, c’est le pain et le beurre du gros numéro 17.
Est-ce que le Canadien peut vraiment se passer de l’implication physique et de l’énergie d’Anderson s’il désire demeurer dans la course et être dangereux en séries ?
Poser la question, c’est y répondre.
Ça marche !

L’avantage numérique du Canadien continue de produire. Encore deux buts en trois tentatives, jeudi soir, face aux Islanders.
Ça ne marche pas...

Laisser filer une avance de 2-0, à la maison, en pleine course aux séries ? Ça ne marche pas !