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Que nous réserve 2023: le corps de Nadal, la résurgence de Djoko et les rêves de Félix

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Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2022-12-31T05:00:00Z

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Dans un sport aussi attaché à ses traditions que le tennis, 2022 aura sans doute été la plus atypique des saisons. Une campagne où l’on n’aura que très peu vu Novak Djokovic, qui n’est pas inoculé contre la COVID-19. Une année où les Russes et les Biélorusses auront été privés de leur drapeau et même d’une participation à Wimbledon. Du début à la fin, la dernière saison aura été entourée de flou. La prochaine année devrait cette fois nous offrir des réponses... et un retour à la normale.

La reconquête de Djokovic

Photo d'archives AFP
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Novak Djokovic a peu joué en 2022, ce qui l’a fait dégringoler au classement, avant de reprendre le cinquième échelon grâce à sa victoire en finale de l’ATP, à Turin. Le Serbe de 35 ans était l’incontesté numéro 1 mondial avant que sa décision de ne pas se faire vacciner contre la COVID-19 le prive d’innombrables occasions de garnir encore davantage son incroyable palmarès. 

Il a dû faire l’impasse sur l’Open d’Australie et sur le US Open, ainsi que sur les Masters d’Indian Wells, de Miami, de Montréal, de Cincinnati... Mais quand il a joué – « Djoko » l’a prouvé à Turin –, c’est toujours lui, le meilleur au monde. Si les restrictions concernant les voyages continuent de s’alléger, il pourrait rapidement reconquérir son trône, actuellement détenu par l’Espagnol Carlos Alcaraz. Djokovic sera d’ailleurs à Melbourne cette fois, grâce à un visa.

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Le premier Grand Chelem de Félix ?

Photo d'archives AFP
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Quatre titres ATP – les premiers de sa carrière –, la Coupe Davis, la Coupe Laver, la Coupe ATP et le sixième rang. En 2022, Félix Auger-Aliassime a connu sa meilleure saison. Pour la première fois de sa vie, le Québécois affirme avoir atteint tous ses objectifs. Mais ceux qu’ils visent l’an prochain sont encore plus grands. Des titres en séries Masters 1 000, la plus prestigieuse catégorie avant les Grands Chelems. Eh oui, aussi, un trophée majeur. 

Félix peut-il vraiment viser si haut, si tôt ? La saison dernière, sa plus belle poussée en Grand Chelem aura été ce fameux quart de finale à Melbourne, en janvier, où il s’est retrouvé à un petit point de battre le Russe Daniil Medvedev et d’accéder au carré d’as. Mais avec son automne prodigieux, « FAA » déborde de confiance. Il se dit prêt à passer à la prochaine étape, la plus difficile de toutes.

Les Russes, Wimbledon et la guerre

Photo d'archives AFP
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Depuis février dernier, les Russes jouent sans drapeau à côté de leur nom. Cette sanction de l’ATP et de la WTA fait suite à l’invasion de l’Ukraine par leur pays. Les Biélorusses ont connu le même sort. À Wimbledon, la punition a été encore plus dure : les Russes – dont plusieurs têtes d’affiche, comme Medvedev et Andrey Rublev – et les Biélorusses ont été bannis du plus prestigieux des tournois du Grand Chelem par la fédération anglaise, la LTA. 

Il s’en est suivi une dispute avec les deux grands circuits, qui ont décidé de ne pas distribuer de points aux participants... La chicane ne s’est pas arrêtée là : en décembre, tant l’ATP que la WTA ont imposé à la LTA, l’organisation qui gère le tennis anglais et ses tournois, des amendes de plus d’un million $. Le tout assorti d’une menace de retirer les épreuves anglaises du calendrier. La LTA songerait maintenant à permettre aux athlètes des deux pays de disputer le prochain Wimbledon.

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Le corps de Nadal va-t-il encore tenir ?

Photo d'archives AFP
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À 35 ans, Rafael Nadal était l’homme du début de saison. Entre janvier et mars, l’Espagnol a remporté trois titres d’affilée, dont un totalement inattendu aux Internationaux d’Australie. Puis, malgré un pied sérieusement blessé, qui a dû être endormi pendant toute la quinzaine, « l’ogre de l’ocre » s’est adjugé un phénoménal 14e titre à Roland-Garros. 

À ce moment, compte tenu de la gravité de la blessure, il était pertinent de se questionner sur une possible retraite. Mais non : « Rafa » était bien là à Wimbledon. Cette fois, ce sont ses abdominaux qui ont lâché avant la demi-finale. 

Nouvellement papa (d’un garçon nommé... Rafael), Nadal a disputé quelques épreuves en fin de campagne, au cours desquelles il a compilé une triste fiche de quatre victoires contre cinq revers. Le numéro 2 mondial se dit prêt à redoubler d’ardeur pour revenir en force en 2023. Mais le corps, lui, va-t-il suivre ?

Les Canadiennes peuvent-elles retrouver leurs lettres de noblesse ?

Photo d'archives AFP
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Ces Canadiennes ont grimpé les échelons du classement à vitesse grand V, mais des blessures les ont fait redescendre aussi rapidement. Championne des Internationaux des États-Unis en 2019, Bianca Andreescu est actuellement 46e. Et Leylah Fernandez, finaliste du US Open en 2021, a chuté en 40e place après avoir perdu dès le deuxième tour cette année. Les deux joueuses ont des visées beaucoup plus grandes. Elles ont aussi beaucoup de temps devant elles. Andreescu a 22 ans, Leylah en a 20. À suivre également : Rebecca Marino peut-elle continuer sa progression, elle dont la très bonne saison 2022 a mené jusqu’au 64e rang ? C’est une belle preuve de la résilience qui anime la joueuse, dont la carrière avait été mise sur pause durant quelques saisons pour soigner sa santé mentale. Et Eugenie Bouchard, remise de son intervention chirurgicale à une épaule, peut-elle aspirer à renouer avec le succès à 28 ans ? L’ancienne top 5, désormais 326e, a parcouru le monde cet automne afin de refaire son classement.

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