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Qu’attend-on pour impliquer plus de pharmacies?

Photo portrait de Mario Dumont

Mario Dumont

2021-04-09T09:00:00Z

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Je ne m’explique pas que les pharmacies ne soient pas plus sollicitées dans la grande opération de vaccination. On a commencé lentement à les inclure à Montréal. Maintenant, les banlieues s’ajoutent. On leur fournit très peu de doses : une centaine par pharmacie par semaine. 

Rien à l’extérieur du grand Montréal. Difficile à expliquer à Québec, Lévis ou Gatineau avec les éclosions actuelles.

La CAQ promet un gouvernement avec un esprit plus entrepreneurial et moins bureaucratique. La campagne de vaccination serait une bonne occasion d’en faire la preuve.

Il est vrai que le Québec figure plutôt bien dans le Canada en matière de vaccination. Les provinces reçoivent des doses au prorata de leur population, et le Québec arrive en tête de peloton quant à la proportion de ces doses qui sont vraiment administrées à des patients.

Plus d’excuses

Mais sincèrement, à cette étape-ci, je suis encore plus exigeant. Autant on peut être compréhensif envers tous les gouvernements sur la gestion d’une pandémie inédite, autant on a le droit d’être exigeant avec les opérations de vaccination. Le virus est ingérable, lui et ses variants ont pris les gouvernements et les populations au dépourvu. 

Cependant, la campagne de vaccination, c’est la contre-offensive. Nos gouvernements ont su qu’un vaccin s’en venait. Ils ont compris le caractère précieux du vaccin autant pour sauver des vies et éviter des maladies que pour revenir à la vie normale. Il n’y a pas beaucoup de place pour les excuses et les gaffes dans cette offensive planifiée.

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Depuis une semaine, le Québec a reçu un surplus de doses. C’est une excellente nouvelle. L’enthousiasme pour le vaccin AstraZeneca prouve que la population est plus que prête à se faire vacciner. 

Le ministre de la Santé a expliqué cette semaine que la machine de vaccination ne peut pas pousser ses capacités afin de donner soudainement jusqu’à 100 000 vaccins par jour. Or lorsque les doses sont disponibles, elles doivent aboutir de toute urgence dans le bras d’une personne à protéger.

1600 pharmaciens prêts

J’ai été étonné d’entendre si peu parler de l’apport des pharmacies lors de la mise au point du gouvernement sur la campagne de vaccination ce mercredi. Si le Québec veut rapidement augmenter sa capacité d’administrer des milliers de vaccins supplémentaires chaque jour, les pharmacies sont là.

Les pharmaciens représentent un bassin d’entrepreneurs efficaces, prêts à être mis davantage à contribution. Ils sont répartis partout sur le territoire et bien connectés avec leur communauté. Les pharmacies sont devenues des partenaires naturels de la vaccination. Elles l’ont prouvé lors de la campagne automnale pour la grippe saisonnière.  

Je n’ai rien contre les grands centres de vaccination organisés par le ministère de la Santé. Ils étaient nécessaires dans les circonstances, et la plupart des personnes vaccinées en ressortent avec des commentaires élogieux. 

Mais il n’est pas toujours nécessaire de créer davantage de structures étatiques artificielles. Il me semble qu’il faut utiliser au maximum des ressources existantes et implantées. Comme nos pharmacies.

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