Quatre Canadiens dans la course au trophée de l’Omnium canadien
Hughes, Hadwin, Pendrith et Taylor figurant à moins de quatre coups des meneurs


François-David Rouleau
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CALEDON | Le haut du tableau de l’Omnium canadien au TPC Toronto, en banlieue de la Ville Reine, est aussi congestionné que l’autoroute Décarie à Montréal en pleine heure de pointe. Pas moins de 15 joueurs se trouvent à trois coups des meneurs, dont les favoris de la foule Mackenzie Hughes, Adam Hadwin, Nick Taylor et Taylor Pendrith.
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«Tout est possible. Quelqu’un peut jouer 61 et gagner, on ne sait jamais. On ne sait jamais ce qui se passer quand le tableau est si congestionné. La victoire peut aller à n’importe qui», a souligné Hughes qui accuse, à -12, un retard de deux petits coups sur l’Italien Matteo Manassero et le Néo-Zélandais, Ryan Fox.
Sa troisième ronde de 64 (-6) lui a permis de grimper de 12 échelons alors qu’il est installé au sixième rang en compagnie des Américains Jake Knapp et Andrew Putnam.

Hughes souhaiterait bien succéder à son compatriote Nick Taylor qui avait mis fin à la disette canadienne de 69 ans en 2023. Ils sont quatre de l’unifolié à se trouver dans le top 16 à moins de quatre coups des meneurs.
Expérience récente
L’an dernier, Hughes avait aussi mis les yeux sur le vieux trophée durant le week-end, mais celui-ci lui avait glissé entre les pattes pour terminer dans celles de l’Écossais Robert MacIntyre.
«La chose la plus difficile à faire, c’est de ne pas trop souhaiter la victoire et de fermer l’interrupteur quand tu te bats pour l’avoir depuis si longtemps. Je vais devoir contrôler ce que je peux en ronde finale et lorsque ce sera terminé, vivre en paix avec ce qui se sera déroulé», a relaté Hughes qui avait terminé au 7e échelon chez lui à Hamilton l’an dernier.
«J’avais démarré cette dernière ronde en force et c’était facile d’imaginer ce qui se passerait si je gagnais le tournoi à 10 minutes de la maison. C’était difficile de résister à cette image et ce scénario m’avait affecté.»

Ainsi, il souhaite rester dans le présent lors de cette ronde finale qui s’annonce fertile en rebondissements et en bas pointages, surtout si le vent ne lève pas comme prévu.
«Si j’y arrive, je crois avoir de bonnes chances de gagner», a indiqué celui dont la deuxième et dernière victoire remonte au Championnat Sanderson Farms à l’automne 2022.
Ce serait ainsi un premier titre aux côtés de son complice, le cadet québécois Julien Trudeau avec qui il travaille depuis environ 18 mois.
Hadwin y croit un peu
Retour en 2023 sur les abords du vert du 18equand il s’est lancé dans les célébrations de l’éclatante victoire de Taylor. Hadwin s’était violemment plaqué au sol par un gardien de sécurité. L’hilarante scène captée sur vidéo était devenue virale sur le web.
Deux ans plus tard, le golfeur de 37 ans a la chance d’être au centre de ses propres célébrations dimanche soir s’il fait opérer sa magie.

Son boguey au 17e en troisième ronde a toutefois modéré ses ardeurs et laissé un goût amer sur une ronde ponctuée de sept oiselets, en route vers la signature d’une carte de 65 (-5).
«Ce sera difficile de remonter jusqu’au sommet, mais avec un score autour de 60 comme on l’a vu quelques fois cette semaine, tout est possible, a noté Hadwin. Tout dépendra de mon fer droit.»

Saison difficile
Hadwin revient aussi de loin, lui qui connaît un sérieux passage à vide cette saison. À ses 15 départs, il s’est faufilé à une seule occasion dans le top 10. C’était en février. Celui qui a pourtant participé à la Coupe des Présidents à Montréal en septembre dernier est présentement installé au 120e rang du classement de la coupe FedEx.
Comme il l’a raconté au collègue du Toronto Sun, Jon McCarthy, après la deuxième ronde à Toronto, il vit présentement les six mois les plus pénibles de sa carrière. Il a notamment modifié son élan pour la deuxième en quatre ans afin d’améliorer la constance avec ses fers.
Une victoire in extremis ou un top 10 lui permettrait de retrouver la confiance perdue.