Quatre anciens des Capitales racontent leurs moments marquants des 25 dernières années


Jessica Lapinski
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Les Capitales de Québec inaugurent jeudi près de Cincinnati, contre les Y'alls de Florence, la 25e saison de leur histoire riche en championnats. Pour l'occasion, Le Journal a demandé à Karl Gélinas, à Goefrey Tomlinson, à Olivier Lépine et à Michel Simard, quatre anciens qui ont marqué les partisans au fil des ans, de raconter non seulement leurs meilleurs moments au sein de l'équipe, mais aussi de dévoiler qui a été à leurs yeux le joueur le plus dominant avec l'organisation ainsi que ce qui explique son succès depuis un quart de siècle.
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Quel est votre meilleur souvenir ou le moment qui vous a le plus marqué lors de votre passage avec les Capitales?
Karl Gélinas (lanceur de 2007 à 2019)*

Goefrey Tomlinson (voltigeur de 2004 à 2011)

Olivier Lépine (receveur de 1999 à 2001 et de 2004 à 2006)

Michel Simard (lanceur de 2007 à 2010)

Quel est le joueur le plus talentueux ou le plus dominant que tu as vu chez les Capitales?
Karl Gélinas
«Le plus talentueux, je n'ai pas le choix de dire le Cubain Yurisbel Gracial. Si ça n'avait pas été du fait qu'il aurait dû quitter illégalement son pays, je suis sûr qu'il aurait pu jouer quelques années dans le baseball majeur. Il n'y avait pas grand-chose qu'il était incapable de faire. Défensivement, il était excellent. On pouvait l'utiliser un peu partout. Et j'ai rarement aimé les élans des frappeurs droitiers, mais le sien était spécial. Peu importe la qualité du lanceur qu'il affrontait, il était capable d'avoir une apparition au bâton de qualité. Après avoir quitté les Capitales, il a été nommé deux fois le joueur le plus utile au Japon. Ça dit quel joueur de baseball c'était.»

«Je n'ai pas joué avec lui, j'étais entraîneur des frappeurs à l'époque, mais c'est Balbino Fuenmayor. On l'appelait Balbino, vous vous souvenez? J'étais impressionné par son approche au bâton, il avait le meilleur élan que j'aie jamais vu. Sinon, j'ai eu la chance de voir Jonathan Malo et son bras qui pouvait lancer tellement loin. Un autre qui m'a impressionné, et pas seulement sur le terrain, c'est Pierre-Luc Laforest. En 2009, on dominait durant la saison, mais on n'avait plus gagné depuis 2006. Et Pete a apporté un leadership qu'on n'avait pas. Il était connu, respecté et il s'assurait que tout le monde soit à son meilleur sur le terrain.»

«Dans tout le baseball, je dirais Miguel Cabrera. Et quand tu as joué avec lui, c'est difficile par la suite de trouver un joueur aussi impressionnant. Mais avec les Capitales, j'irais avec Michel Laplante. On avait une relation spéciale parce que lui était lanceur et moi, receveur. Je trouvais ça impressionnant à quel point il avait une connaissance approfondie de son art, de son rôle de lanceur. Ce n'était pas juste un garrocheur de balles.»

«Goefrey Tomlinson. Il était incomparable quand on parle d'avoir "l'instinct du baseball". Aussitôt que la balle était frappée, ce gars-là savait exactement où se placer et comment l'attraper. Et le voir courir les buts, c'était d'une fluidité, d'une beauté incroyable. Goeff qui contourne le deuxième but pour se rendre au troisième, c'était une œuvre d'art. Si je devais enseigner à des jeunes comment le faire, c'est lui que je prendrais en exemple.»
Pourquoi les Capitales présentent-ils presque chaque saison une équipe aussi compétitive sur le terrain?
Karl Gélinas
«C'est une culture qui est installée depuis presque toujours. Ça part de Michel Laplante et par la suite, Patrick Scalabrini a pris la relève. Pat fait une job incroyable pour recruter non seulement d'excellents joueurs de baseball, mais de bons humains. Ça donne des équipes soudées, qui jouent du baseball collectif avec des joueurs qui tirent tous la couverture du même bord. Encore aujourd'hui, il y a du Michel Laplante dans tout ça, mais ça vient aussi de Scal, dans sa façon de diriger et de recruter.»

«C'est une combinaison de beaucoup de choses. Michel Laplante offre aux joueurs un très bel endroit pour jouer. J'ai joué ailleurs avant de me joindre aux Capitales, et même dans les ligues mineures, ce n'était pas la même chose. Les Capitales prennent très bien soin de leurs joueurs, c'est très impressionnant. Il y a aussi la camaraderie sur le terrain. À mon époque, les joueurs, on était très proches. De 2004 à 2010, on allait au resto, au bar après les matchs, on faisait des activités ensemble. En plus, tout le monde aime venir jouer à Québec, pour l'ambiance, pour la ville.»
Olivier Lépine
«C'est une philosophie, qui est peut-être partie à la base de Michel Laplante et qu'on combine avec l'ambiance dans le stade, qui est incroyable. Les joueurs sont contents de faire partie de cette équipe. J'ai joué ailleurs, aux États-Unis, et ce n'est pas partout comme ça. Aussi, Patrick Scalabrini s'efforce toujours de recruter des joueurs qui sont à la base de bonnes personnes et on dirait que ça se reflète dans la façon de jouer. Tout le monde embarque, tout le monde est content quand quelqu'un réussit un bon coup.»
Michel Simard
«Les Capitales sont capables de prendre tout ce qui les avantage et de créer du succès avec ça. Par exemple, ils jouent à Québec, une ville qui plaisante, où il y a de l'action, où les gens sont beaux. Le mot se passe: à mon époque, les joueurs voulaient venir jouer à Québec. Ici, tu es bien traité, l'organisation prend soin de toi. Ensuite, ils ont été capables de moderniser le stade et de le rendre convivial, malgré son âge. Puis, il y a les partisans.»
*Les réponses ont parfois été écourtées par souci de clarté.