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Quart-arrière canadien dans la LCF: «On peut se permettre de rêver grand»

Photo Julie Taillon/LCF.ca
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2025-03-20T20:08:07Z

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RÉGINA | Jadis obligés de changer de position s’ils voulaient évoluer dans les rangs professionnels, les quarts-arrières canadiens voient maintenant une perspective plus intéressante s’offrir à eux.

Partant avec les Elks d’Edmonton, Tre Ford qui a évolué avec les Warriors de Waterloo donne espoir aux plus jeunes. «On peut se permettre de rêver grand, a déclaré le quart-arrière du Rouge et Or de l’Université Laval Arnaud Desjardins. Les portes de la LCF s’ouvrent. Tre Ford a vécu le même cheminement que nous et il a gravi les échelons. C’est inspirant et ça permet de croire qu’on peut avoir ce genre de carrière. On mérite d’être ici.»

Jonathan Sénécal, des Carabins de l’Université de Montréal, abonde dans le même sens. «Ça peut être une année historique pour les quarts canadiens avec Taylor Elgersma et Kurtis Rourke qui sont des espoirs de la NFL. C’est vraiment bon pour tout le monde. C’est le fun pour le football québécois de voir les quarts des deux puissances du RSEQ avoir des chances légitimes d’être repêchés. C’est en quelque sorte un héritage qu’on laisse aux plus jeunes pour qu’ils suivent nos traces.»

De rivaux à partenaires

Adversaires au cours des huit dernières années, Sénécal et Desjardins prennent un malin plaisir à se rapprocher et à vivre une étape importante de leur carrière ensemble.

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Depuis leur arrivée à Régina, Sénécal et Desjardins qui ne sont pas des amis proches accordent des entrevues en duo pour les médias sociaux de la LCF et passent beaucoup de temps ensemble.

«Le camp d’évaluation peut nous rapprocher, a souligné Desjardins. Nous avons toujours été des adversaires et on fait cette partie de notre parcours ensemble. J’aime ça.»

Sénécal prêt à patienter

Identifié comme le quart-arrière qui pourrait briser le plafond de verre des quarts-arrières canadiens depuis ses débuts universitaires, Sénécal est prêt à patienter avec l’équipe qui lui fera confiance.

«C’est un rêve d’enfant de jouer chez les professionnels et c’est devenu encore plus clair quand j’ai décidé d’aller dans la NCAA pour prioriser le football, a raconté le pivot des Bleus. C’est plus complexe pour un quart-arrière de percer un alignement de la LCF, mais je suis prêt à attendre et miser sur le long terme.»

«Je suis prêt à apprendre pendant quelques années avant d’obtenir une chance, poursuit le joueur par excellence au pays en 2023. Je veux montrer qu’on peut me coacher. Je préfère me retrouver au sein d’une équipe d’entraînement où je pourrai apprendre plutôt que de disputer une cinquième année dans les rangs universitaires.»

Assuré d’obtenir un stage dans un bureau d’avocat à la conclusion de sa carrière, Desjardins assure que le football est sa priorité. «Ma première passion est le football si je peux me rendre chez les pros. Sinon j’ai un super autre plan. Dans un cas ou l’autre, ça me fera plaisir de disputer ma cinquième saison à Laval.»

Sénécal sera reçu en entrevue par Edmonton, Montréal, Ottawa, Hamilton et Saskatchewan. Quant à Desjardins, il rencontrera Winnipeg et Ottawa.

Point en commun

Sénécal et Desjardins travaillent tous les deux pendant la saison morte avec le gourou des pivots Myles Gibbon. Ancien des Cheetahs de Vanier et de la NCAA, il partage son expertise avec certains des meilleurs quarts-arrrières au pays. Tre Ford a passé du temps à Montréal cet hiver.

«Myles a changé ma carrière, a affirmé Desjardins. J’ai commencé à travailler avec Myles en bas âge et on s’est vu cinq ou six fois cet hiver.»

Sénécal a lui aussi bossé avec Gibbon cet hiver en plus de sa préparation en gymnase et à la course.

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