40 buts pour Patrik Laine, c’est possible. Voici pourquoi.


Jonathan Bernier
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Ainsi Patrik Laine se croit capable de redevenir le marqueur de 40 buts qu’il était en début de carrière. S’il y parvient, Kent Hughes aura frappé un grand coup. Mais est-ce réaliste?
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S’il est mentalement et physiquement en santé, oui. Il est vrai qu’il n’a pas atteint le plateau des 30 buts depuis l’hiver 2018-2019, mais ce fut sa dernière saison complète. Il suffit de transposer sa production en moyenne de buts par match disputé pour constater qu’il se classe encore parmi les buteurs les plus dangereux de la LNH.

Depuis son entrée dans le circuit Bettman en 2016-2017, le Finlandais a fait bouger les cordages 204 fois en 480 rencontres. On parle donc de 0,43 but par match ou, si vous préférez, de 35 buts par saison de 82 matchs. À titre comparatif, dans le cas de Cole Caufield, on parle d’une moyenne de 32 buts (0,40 par match).
Au sein de la cuvée de 2016, Auston Matthews est dans une classe à part avec 0,65 but par rencontre. Laine pointe au deuxième rang devant Alex DeBrincat (0,40), Matthew Tkachuk (0,37) et Tage Thompson (0,35).
Si on élargit l’échantillon à tous les joueurs qui ont disputé, comme Laine, au moins 480 joutes depuis la saison 2016-2017, la nouvelle acquisition du Canadien se classe, encore une fois, avantageusement parmi ses pairs.
Il pointe au 15e rang, sur un pied d’égalité avec Brad Marchand et Chris Kreider, des vétérans dont la réputation n’est plus à faire. Sidney Crosby (0,45) et Steven Stamkos (0,47) ne sont pas loin devant.
Du renfort sur l’attaque massive
Si le Canadien veut être «dans le mix», comme l’a répété son directeur général, il devra améliorer sa productivité en supériorité numérique.
Au cours des trois dernières campagnes, l’attaque massive montréalaise n’a pas été en mesure de se classer plus haut que le 27e rang. En 2021-2022, elle a même frôlé les bas-fonds du circuit en occupant l’avant-dernier rang avec un pourcentage de réussite de 13,7%.
Avec ses 70 buts avec l’avantage d’un homme, Laine pourrait être la solution. Personne chez le Tricolore ne s’est approché de cette production. Nick Suzuki, avec 38 buts marqués en supériorité numérique en 373 matchs, est celui qui s’en approche le plus.
Reste à voir si Martin St-Louis placera Laine et Caufield sur la même unité ou s’il préférera séparer les deux tireurs droitiers, histoire de leur permettre d’occuper leur quartier de prédilection: le point de mise en jeu situé à la droite du gardien.
Dans le cas probable de la deuxième option, ça pourrait donner une belle compétition.
Plus mature?
Maintenant, la question est de savoir s’il acceptera de se salir les mains un peu plus du côté défensif. Un aspect qui, apparemment, n’a jamais été sa tasse de thé. Mais, à 26 ans, à son troisième arrêt dans le circuit Bettman, on peut penser qu’il a acquis une certaine maturité à ce niveau.
D’autant plus que St-Louis, jusqu’ici, a démontré qu’il était un entraîneur-chef habile pour tirer les bonnes ficelles, inciter tout le monde à embarquer dans le moule en adoptant la culture de l’équipe et sortir le meilleur de chacun de ses joueurs.
Mais d’abord et avant tout, souhaitons qu’il demeure en santé.
Moyenne de buts par match chez les joueurs repêchés en 2016
1. Auston Matthews 0,65
2. Patrik Laine 0,43
3. Alex DeBrincat 0,40
4. Matthew Tkachuk 0,37
5. Tage Thompson 0,35
Moyenne de buts par match depuis la saison 2016-2017 (au moins 480 matchs)
1. Auston Matthews 0,65
2. David Pastrnak 0,56
3. Alex Ovechkin 0,56
4. Leon Draisaitl 0,53
5. Connor McDavid 0,53
15. Patrik Laine 0,43
Moyenne de buts par match chez les joueurs du Canadien
1. Cole Caufield 0,40
2. Nick Suzuki 0,29
3. Brendan Gallagher 0,29
4. Alex Newhook 0,27
5. Josh Anderson 0,25