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Quand Tij Iginla répond au Canadien qu'il se compare à une créature de la mythologie grecque

Photo Micheline Veluvolu / Agence QMI
Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2024-06-08T17:21:41Z

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BUFFALO | Le Canadien a démontré son intérêt à Tij Iginla en le rencontrant à Buffalo avant de l’inviter à souper, jeudi soir. On ne sait pas tout ce qui a été dit lors de ces rencontres mais ce qu’on sait, c’est que l’attaquant de 17 ans a assuré à l’organisation du Tricolore qu’il se comparait à... Pégase! 

Les équipes de la LNH ressortent de plus en plus du camp d’évaluation de la LNH avec l’impression de ne pas avoir réellement eu accès à la vraie personnalité des joueurs rencontrés, ces derniers étant de plus en plus préparés par leurs agents à toutes les questions qui s’en viennent.

Tout au long de la semaine, les équipes de la LNH ont mentionné que le Canadien était l’une des équipes les plus déstabilisantes en entrevue. Leur question à savoir à quel animal les joueurs se comparent est devenue populaire et bien connue. Quand les membres du CH ont expliqué à Iginla qu’il ne pouvait répondre avec les évidents «chien» ou «lion», l’attaquant a donc pensé à Pégase, ce cheval ailé de la mythologie grecque.

«Le côté cheval, j’ai répondu que j’étais un gars sociable et amical qui peut passer du temps avec les autres chevaux mais quand le moment vient de s’élever au-dessus de la mêlée, j’ai des ailes pour m’envoler», a raconté le fils de Jarome Iginla.

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Tij Iginla
Tij Iginla Photo Michelin Veluvolu / Agence QMI
Une montée vertigineuse

Même s’il a lancé cette réponse sans trop réfléchir, il faut admettre qu’elle représente plutôt bien ce qu’Iginla a été en mesure de réussir depuis un an. L’an dernier, à 16 ans et avec les finalistes de la Coupe Memorial, les Thunderbirds de Seattle, il a joué un rôle de second plan, étant laissé de côté à l’occasion et ne récoltant que 18 points en 48 matchs.

Échangé aux Rockets de Kelowna au cours de la saison estivale, il a explosé la saison dernière avec 47 buts et 84 points en 64 matchs de saison régulière, ajoutant neuf filets et 15 points en 11 parties de séries.

«À 16 ans, c’était la première fois de ma vie que j’étais laisse de côté. J’ai fait face à de l’adversité et j’ai essayé de l’utiliser comme motivation.»

Et la saison qu’il a connue lui a permis de grimper de façon astronomique dans les différentes listes. En début de saison, peu de gens le voyaient même comme un espoir de premier tour et le voilà maintenant considéré parmi les cinq ou dix meilleurs espoirs en vue du prochain repêchage.

L’apport de son père

Évidemment, Iginla a grandi dans un milieu où le hockey prédominait. Et la carrière de son père l’a forcé à voyager à de nombreuses reprises.

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Né à Calgary, où son père a connu ses meilleures saisons, il l’a ensuite suivi à Boston, puis au Colorado, avant de revenir dans la région de Boston une fois Jarome retraité.

Puis, quand son frère Joe et lui ont décidé qu’ils voulaient faire comme leur père et prendre la route de la Ligue junior de l’Ouest (WHL), la famille est déménagée à Kelowna pour y demeurer à temps plein dans ce qui était auparavant leur résidence estivale.

Le hockey de la LNH a donc toujours fait partie de son quotidien.

«[Au Colorado] je me souviens que mon père avait invite Nathan MacKinnon à souper pour l’Action de Grâce. Mon père était en fin de carrière et il l’avait un peu pris sous son aile. C’était vraiment cool de côtoyer un gars comme ça. Je pense que j’étais assis à la table des enfants, mais quand même!», a-t-il mentionné, ajoutant que le moment où il a rencontré Sidney Crosby dans le vestiaire des Penguins est aussi un moment mémorable.

Un joueur de centre?

D’ailleurs, après avoir joué à l’aile la saison dernière à Kelowna, Iginla a l’intention d’évoluer au centre la saison prochaine. C’est à cette position, d’ailleurs, qu’il a joué presque toute sa vie. À 16 ans, à Seattle, il avait alterné entre le centre et l’aile avant d’être complètement muté à gauche la saison dernière.

«Je veux jouer au centre, puisque c’est là que j’ai joué en grandissant. C’est bon de pouvoir faire les deux. Plusieurs des meilleurs joueurs dans la ligue, les Nathan MacKinnon, Connor McDavid, Auston Matthews ou Sidney Crosby jouent au centre. Je pense que si tu peux jouer cette position de façon efficace, tu te donnes une chance d’avoir un impact dans cette ligue.»

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