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Quand Marie-Philip Poulin me fait ravaler mes paroles!

Marie-Philip Poulin lors d’un match de la Victoire de Montréal à Seattle, le 5 janvier, face au Fleet de Boston.
Marie-Philip Poulin lors d’un match de la Victoire de Montréal à Seattle, le 5 janvier, face au Fleet de Boston. Photo AFP / GETTY IMAGES
Photo portrait de Patric Laprade

Patric Laprade

2025-01-30T17:53:03Z

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Il y a quelques semaines, j’émettais l’opinion sur mon balado «Sans Restriction Avantage Numérique» que si la Victoire désirait terminer au premier rang du classement général, Marie-Philip Poulin devrait améliorer ses statistiques offensives. À ce moment-là, elle avait trois points en sept rencontres.  

Puis, il y a une dizaine de jours, j’ai émis une opinion similaire sur Erin Ambrose qui n’avait que trois aides en neuf matchs. Autant pour Poulin qu’Ambrose, il s’agissait de statistiques offensives bien en deçà de leur moyenne de la saison dernière.

Eh bien, le destin s’est permis de me rappeler, deux fois plutôt qu’une, que la patience est une vertu et que j’en avais manqué!

Depuis que j’ai parlé de la production offensive des deux joueuses, Ambrose a ajouté six aides à sa fiche, alors que Poulin a marqué six buts en plus d’ajouter une passe. Comme si les deux s’étaient dit :« Heille Laprade, on va lui faire ravaler ses paroles! »

Remarquez que mes questionnements étaient totalement fondés et que je me sens très à l’aise de les avoir partagés. Cela dit, la réalité est maintenant tout autre.

Lors du match d’hier contre Ottawa, Poulin a marqué trois buts, le premier tour du chapeau dans la LPHF cette saison, toutes équipes confondues, et la première joueuse à en marquer deux dans la courte histoire de la ligue. Avec huit buts, la capitaine de l’équipe domine la ligue à ce chapitre et fait maintenant partie du top 10 des meilleures pointeuses pour la première fois de la saison. Pour sa part, Ambrose pointe au quatrième rang pour le nombre de points chez les défenseuses, en plus d’être également quatrième dans la ligue avec huit aides.

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Ces performances offensives ne sont pas non plus étrangères à cette série de quatre victoires en cinq rencontres pour l’équipe de Kori Cheverie.

Parfaite depuis la blessure à Stacey 

D’ailleurs, depuis la blessure à Laura Stacey, le premier trio composé de Marie-Philip Poulin, Jennifer Gardiner et Abby Boreen a récolté 11 points en seulement trois matchs. Parlez-moi d’un trio qui s’élève au moment où l’équipe en a besoin. Qui plus est, l’équipe a remporté ses trois matchs en l’absence de l’attaquante vedette.

Kori Cheverie a souvent parlé de la profondeur de son équipe cette saison et ça en est une belle preuve. En point de presse, Cheverie a également mentionné que l’équipe d’entraîneurs connait mieux les joueuses qu’elles ont à diriger, aidant ainsi leur utilisation au cours d’une rencontre.

Au centre de deux jeunes joueuses – Boreen a 24 ans, Gardiner, 23 – on sent Poulin rajeunir avec ses deux nouveaux ailiers. D’ailleurs, Cheverie n’a pas exclu la possibilité de garder ce trio intact au retour de Laura Stacey.

Je pense que ça vaudrait la peine. La Victoire a peut-être trouvé sa meilleure version de son premier trio cette saison. De plus, Stacey pourrait se retrouver sur un deuxième trio avec Kristin O’Neill, qu’elle connait bien, de même que la Suédoise Lina Ljunblom. Ça permettrait peut-être à la jeune joueuse de bénéficier de la présence d’une vétérane à ses côtés.

Parlant de Stacey, je ne serais pas surpris de la voir sur la glace jeudi contre Toronto alors que la Victoire jouera deux matchs en deux soirs pour la première fois de son histoire.

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Influence canadienne? 

Je ne sais pas si c’est l’effet Équipe Canada qui a motivé Jennifer Gardiner, mais à son premier match après avoir été nommée sur l’équipe nationale en prévision de la Série de la rivalité, la recrue a connu son meilleur match cette saison avec une performance d’un but et deux aides.

En deuxième période, elle a mis la table de parfaite manière à Poulin, qui a lancé sur réception afin de marquer son premier du match. Cinq minutes plus tard, c’est Amanda Boulier qui lui rendait la pareille d’encore plus belle façon et Gardiner en a profité pour envoyer la rondelle dans la lucarne. Et quelques minutes après ce superbe but, c’est la capitaine qui marquait son deuxième, en avantage numérique, déjouant la gardienne adverse d’un tir parfait. C’est la numéro 12 qui lui avait remis la rondelle quelques secondes auparavant.

Desbiens en avait une bonne dans le corps 

On peut analyser le match contre Ottawa de deux manières. On peut le regarder en disant que sans les trois buts de Marie-Philip Poulin, l’équipe n’aurait pas gagné. Ou un peut le regarder d’une autre façon : sans la performance d’Ann-Renée Desbiens devant le filet, l’équipe n’aurait pas gagné.

Desbiens a été solide du début à la fin, mais particulièrement en première période. Elle a effectué un gros arrêt contre son ancienne coéquipière Tereza Vanisova. Puis, en désavantage numérique, alors que le quatrième trio était pris sur la glace, merci au « No escape rule », elle en a ajouté deux autres. Et à la fin de cette première période – la meilleure de la saison pour Ottawa selon Carla MacLeod – Desbiens s’est dressée contre ses adversaires deux fois plutôt qu’une. Si bien que sur les 15 tirs d’Ottawa en première période, la Charge aurait pu prendre les devants 3 ou même 4 à 0 si ça n’avait pas été du brio de Desbiens.

Ann-Renée trône au sommet de la ligue pour la moyenne de buts alloués chez les gardiennes ayant joué au moins cinq rencontres, avec une moyenne de 1.86. Elle domine aussi avec sept victoires et un pourcentage d’arrêts de ,933. Avec deux matchs en deux soirs, il faut cependant s’attendre à voir Elaine Chuli devant le filet contre Toronto.

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