Quand les vedettes vont, tout va!


Patric Laprade
Partager
Dans les dernières semaines, j’ai écrit à propos de certaines vétéranes et vedettes de la Victoire de Montréal qui devaient s’inscrire davantage sur la feuille de pointage afin que l’équipe connaisse du succès. Mais quand elles le font, je me dois de l’écrire également.
Je ne critiquais pas sans raison toutefois. Après les sept premières parties de la saison, Laura Stacey avait quatre points, Marie-Philip Poulin en avait trois, alors qu’Erin Ambrose n’en avait que deux. La saison dernière, elles avaient été les trois meilleures pointeuses de l’équipe.
Cependant, lors des sept derniers matchs, on a pu assister à un revirement de situation, un vrai 180 degrés.
Les 7 frimés!
D’une part, Marie-Philip Poulin a obtenu neuf points, dont huit buts. Elle a déjà atteint son total de buts de la première saison, et ce, en sept parties de moins que l’an dernier. Septième meilleure pointeuse de la ligue, elle est au sommet des meilleures buteuses de la ligue, trois buts devant sa plus proche rivale, Hannah Miller.
La joueuse de défense Erin Ambrose a pour sa part ajouté sept points à sa fiche au cours de cette période. Elle pointe au quatrième rang de la ligue chez les défenseuses et troisième au niveau des aides dans cette même catégorie.
Hollywood n’aurait pas pu écrire un meilleur scénario pour le retour de Laura Stacey, qui, de son côté, y est allé d’une performance d’un but et deux aides, et d’un but en fusillade, après avoir manqué trois rencontres. Elle a maintenant sept points en 11 matchs.
Et j’ajouterais au groupe Ann-Renée Desbiens. Non pas qu’elle connaissait un mauvais début de saison, au contraire, mais par son statut de gardienne numéro d’Équipe Canada, on s’attendait à de meilleures statistiques que la saison dernière.
L’an dernier, sa moyenne de buts alloués de 2,28 était la cinquième meilleure parmi les gardiennes numéro un, son taux d’efficacité était de .923, bon pour la quatrième place et ses X victoires en 16 matchs la plaçait bonne dernière toujours parmi les gardiennes partantes. En seulement huit matchs, Elaine Chuli avait eu de bien meilleures statistiques, si bien que Desbiens n’avait pas été parmi les finalistes du trophée remis à la meilleure gardienne. Elle-même à la fin de la saison avait admis ne pas avoir été pleinement satisfaite.
Cette saison par contre, c’est tout le contraire. Elle domine dans toutes les catégories précédemment mentionnées (1,77 et ,935) et avec huit victoires, en a déjà une de plus que l’an dernier, tout ça en seulement 10 parties.
Et qu’est-ce qui arrive lorsque les vedettes d’une équipe produisent comme elles devraient? Des victoires!
Cinq victoires consécutives
À ses sept derniers matchs, Montréal a une fiche de six victoires contre un seul revers, dont cinq victoires consécutives. Mais encore mieux, cinq de ces six gains se sont faits en temps réglementaire. Et dans une ligue à six équipes dans laquelle chaque point est important, une victoire de trois points est le but à atteindre à chaque rencontre.
Montréal avait une fiche de 5-2 à ses sept premiers matchs, mais trois de ces victoires s’étaient soldées en prolongations ou en tirs de barrage. L’équipe avait donc obtenu 12 points sur une possibilité de 21.
À ses sept derniers, ce sont 17 points que l’équipe est allée chercher sur une possibilité de 21. Alors qu’elle connaissait sa plus intense séquence de la saison, en jouant trois matchs en cinq soirs, dont le premier combo de deux matchs en deux soirs de son existence, l’équipe a obtenu trois victoires et huit points sur une possibilité de neuf.
Une bonne avance au premier rang
Quand les vedettes d’une équipe produisent comme elles devraient, ça rend également les autres meilleures.
Sous le leadership de la capitaine Poulin, Jennifer Gardiner et Abby Boreen ont répondu à l’appel en l’absence de Laura Stacey et le premier trio de la Victoire a été en feu, marquant un impressionnant total de 17 points en cinq parties.
Et quand tes vedettes se lèvent, que ton premier trio fonctionne à plein régime, que tu remportes des matchs de hockey, qu’est-ce qui arrive? Tu grimpes au classement et tu t’éloignes de tes adversaires. La recette est simple.
Avec une fiche de 11 victoires et seulement trois défaites, pour un total de 31 points, Montréal détient une avance de six points sur le Minnesota, avec un match en main. De plus, l'équipe prend une avance de 11 points sur les troisièmes au classement, les Sirens de New York.
Alors que nous sommes en pause internationale à cause de la Série de la rivalité et de certaines compétitions en Europe, la Victoire jouera son prochain match samedi prochain seulement. Il s’agira d’une 15e partie, marquant officiellement la mi-saison. Et si ses vedettes peuvent continuer à contribuer de cette manière, la deuxième moitié du calendrier de l’équipe s’annonce très intéressante.