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Quand les cours virtuels mènent à l’abandon

2021-01-11T00:45:27Z

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Les cégépiens reprendront leur cours le 18 janvier majoritairement à distance, une situation qui a des répercussions sur les étudiants.

Pour Florence Nadeau, Mégan Desrosiers et Angie Ouellet, étudiantes en éducation spécialisée au Cégep de La Pocatière, le retour des classes est aussi synonyme de changement de programme.

«J'avais neuf cours pendant ma session, donc neuf cours par semaine. Puis j'ai passé deux cours sur neuf», lance Florence.

«Je coule beaucoup de cours. J'ai beaucoup de la misère en virtuel», témoigne à son tour Mégan.

Preuve que la pandémie laisse des traces sur le rendement des étudiants.

Heureusement pour elles, grâce à une clause COVID, certaines de ces notes ne s'afficheront jamais dans leur bulletin

«Ç’a été vraiment une période difficile. À la fin de session, c'était beaucoup de crises de panique», raconte Florence.

«Moi, je ris beaucoup dans la vie, je suis "full" contente, mais là je n'étais plus contente du tout», explique Angie.

L'école à distance ne leur convient pas comme il est plutôt difficile de s'organiser et de se concentrer.

«Dans le fond, moi, je suis TDA, donc j'ai besoin d'être en présence pour pouvoir mieux intercepter les informations», indique Mégan.

Une méthode «moins efficace»  

Pour Égide Royer, psychologue à la Faculté des sciences de l’éducation à l’Université Laval, l’enseignement à distance est une méthode qui laisse à désirer.

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«Mon avis professionnel, c'est que l'enseignement à distance... présentement, et de manière générale, est nettement moins efficace qu'en enseignement présentiel», dit-il.

M. Royer précise que l'entrée au cégep n'est d’ores et déjà pas une étape facile sans pandémie.

«Toute ma cohorte de jeunes qui partent du secondaire 5, qui sont rentrés au collégial cette année, qui sont faibles, ceux qui ont une moyenne de 70% et moins, normalement, la possibilité qu'ils réussissent leur cours collégial dans les temps prévus, c'est 13%», note-t-il.

Dès l'automne, Mégan amorcera un autre programme; même si ce n'était pas son premier choix, il reste dans son domaine, et surtout, il est d'une durée plus courte.

«C'est sûr que c'est dommage, mais si ça peut m'enlever un poids sur les épaules, pour moi, c'est mieux», croit-elle.

L’automne a aussi été difficile pour sa mère, qui manquait de mots parfois pour l'encourager.

«On serait peut-être les premiers à lâcher, nous autres, là. On n'a pas connu ça comme ça, nous autres», mentionne Mélanie St-Laurent.

Les trois cégépiennes étaient devant leur téléviseur lors des derniers points de presse du gouvernement; elles espéraient un plan ou des indications pour la prochaine session. Finalement, rien n'a été annoncé. Elles demandent maintenant à Québec de ne pas les oublier.

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